BADR de Aïn Bessam (Bouira)

Trois cadres, dont le directeur, sous mandat de dépôt

La chambre d’accusation près le tribunal de Aïn Bessam a ordonnée, au début de cette semaine, la mise sous mandat de dépôt du directeur de l’agence BADR (Z. M.), du chargé d’études (M. A.) et d’un fonctionnaire (S. A.), dans le cadre d’une enquête sur des infractions présumées dans une affaire de détournement de matériel agricole et autres dossiers relatifs à l’importation de vaches laitières à Bouira, a confirmé, hier, une source judiciaire. En outre, des fournisseurs et éleveurs ont été également auditionnés par le juge d’instruction puis par le procureur de la République.

Pour rappel, le 12 décembre dernier, deux personnes (un fournisseur et un agriculteur), mis en cause dans ce scandale, ont été placés sous mandat de dépôt. Les accusés, selon les mêmes sources, sont poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment «dilapidation de deniers publics, détournement, falsification de documents et faux et usage de faux». L’affaire a été déclenchée à la suite d’informations parvenues aux services de sécurité portant sur un détournement organisé d’un nombre important de projets agricoles.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 8 janvier, 2012 |Pas de Commentaires »

Les tunnels de tous les dangers

Tronçon autoroutier Lakhdaria-Larbatache

Les tunnels de tous les dangers

Ouverte à la circulation routière, il y a de cela une vingtaine de jours, en présence d’une «armada» de chefs d’exécutif ayant accompagné le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, l’unique voie du tronçon autoroutier (27 km), allant de Lakhdaria (Bouira) à Larbatache (Boumerdès), met sérieusement en danger la vie des usagers.

Et pour cause : les deux tunnels implantés dans les communes de Bouderbala et de Bouzegza ont été livrés avec de grandes lacunes au niveau des équipements de sécurité. Ni le système de ventilation et d’aération ni les panneaux de signalisation électroniques n’étaient visibles au niveau des deux tunnels longs de plusieurs kilomètres, a-t-on constaté sur place.
Les usagers de la route, particulièrement la RN5 qui relie l’est du pays à la capitale, peuvent emprunter la voie à partir de l’échangeur de Lakhdaria. Le ministre des Travaux publics avait déclaré à l’ouverture de ce tronçon que l’autre voie sera ouverte à la circulation à la fin de l’année en cours. Mais des spécialistes et experts en travaux publics que nous avons consultés affirment bien autre chose. Nos interlocuteurs indiquent que cette voie ne sera pas livrée d’ici le mois de juin prochain.

Il y a lieu de rappeler que le ministre ayant effectué une visite d’inspection à Bouzegza, le 5 juillet de l’année écoulée, avait annoncé ce jour-là que ce tronçon autoroutier sera ouvert en novembre 2010. L’entreprise chinoise Citic-CRCC, en charge du projet, n’ayant pas respecté ses engagements, le ministre avait, à chaque fois, trouvé des circonstances atténuantes en justifiant les retards et en promettant de mettre les moyens de pointe pour contourner les obstacles générés par le relief accidenté de cette région montagneuse.
Présenté comme un trophée et la journée de son inauguration ayant été qualifiée d’«historique», le premier tunnel traversant la commune de Bouderbala, sur plus de 1,2 km, cause des désagréments à des centaines d’automobilistes. L’ouverture de ce tronçon devrait, comme l’a promis le ministre, décongestionner et désencombrer plus de 80% du trafic routier de la RN5.

«Les automobilistes pourront désormais faire l’axe Lakhdaria-Dar El Beïda (Alger) en une dizaine de minutes», comme il l’a maintes fois déclaré. Il n’en demeure pas moins que son ouverture semble bien prématurée et obéir à des considérations autres que techniques. Les usagers empruntant cette route courent en tout cas un grand risque, notamment quand ils empruntent les tunnels.
Jeudi dernier, lors de la tournée qui nous a conduits jusqu’à la limite de Khemis El Khechna, dans la wilaya de Boumerdès, nous avons pu avoir une idée du danger qui guette les passagers. A l’intérieur des tunnels, notamment celui de Bouderbala, la fumée des gaz d’échappement réduit considérablement la visibilité. Le système de ventilation est inexistant. La majorité des lampadaires ne fonctionnent pas. L’axe est emprunté par un nombre important de véhicules légers, puisque les poids lourds et autres de transport de produits inflammables ne sont pas autorisés à y accéder. Les automobilistes, dont nous avons recueilli les avis, ne cachent pas leur inquiétude.
Les tunnels sans équipements de sécurité
Samir, un automobiliste en provenance de Jijel, juge qu’«il n’y a aucune différence entre ces tunnels et celui traversant la commune de Kherrata (sur la route reliant Sétif à Jijel). C’est un véritable danger. Aucun système d’aération n’existe. Les extracteurs de fumée et les équipements anti-incendie sont invisibles». Et à Boualem, un usager de Bouira, de s’interroger : «Je me demande pourquoi ils ont procédé à l’ouverture de ce tronçon, alors qu’ils savent bien que ces deux tunnels peuvent endeuiller des familles. Que faire en cas d’accident à l’intérieur de ce tunnel ?» Cet avis est partagé par les ingénieurs et les experts en travaux publics que nous avons consultés. «Les tunnels sont encore en chantier. Ils ne répondent pas aux normes requises», nous dira un ingénieur sous le couvert de l’anonymat, travaillant pour le compte de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) de Bouira. Notre interlocuteur a tenu à préciser également que «la mise en service des tunnels dépend de l’aval d’une commission technique composée de 18 membres dont la Protection civile, les services de sécurité, des experts et autres, et ne relève pas du ministre ou même du président de la République». Selon lui, la décision d’ouverture de ce tronçon est purement politique. Avant d’insister qu’il est urgent et impératif de le fermer ou de procéder dans l’immédiat à l’installation d’unités de la Protection civile, à l’entrée et à la sortie des tunnels pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident. «Ils ont pris un grand risque. En cas d’incendie, les automobilistes sont piégés», avertit le spécialiste. Et de rappeler que les équipements de sécurité des tunnels, comme l’éclairage, les extracteurs de fumée et les équipements anti-incendie sont obligatoires.

 

Le ministre Amar Ghoul a-t-il consulté la commission technique
Tout porte à croire que les pouvoirs publics, à leur tête le département de Amar Ghoul, ont procédé à la livraison des deux tunnels sans recourir à cette commission.
Notons que le directeur de l’Agence nationale des autoroutes (ANA), M. Guergour, que nous avons interrogé au sujet de cette affaire, n’a pas voulu se prononcer, arguant qu’il n’est pas habilité à fournir des informations à la presse. A la base-vie de l’entreprise Citic-CRCC sise à Lakhdaria, chargée des travaux de réalisation de la deuxième voie, aucun responsable, y compris le chef de projet, n’étaient présents lors de notre passage. «Ils sont sur le chantier», nous dira un fonctionnaire. Ce dernier avoue que «la décision d’ouverture de ce tronçon en chantier ne dépend ni de chef de projet ni encore de l’entreprise». Et de déclarer au sujet des équipements de sécurité que l’entreprise chinoise vient de signer un contrat avec la société allemande Schneider qui sera chargée de ce volet. Mais, selon lui, les Allemands ont refusé de procéder à l’installation de ces équipements sous prétexte que les travaux ne sont pas encore achevés.
A en croire notre interlocuteur, d’importants glissements de terrain ont été localisés le long de ce tronçon, notamment au niveau du PK127.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 25 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Scandale à la badr de Aïn Bessem (Bouira)

Des cadres de la banque accusés de détournement

Des cadres de l’agence de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) de Aïn Bessem, dans la wilaya de Bouira, et des bureaux d’études en prestations agricoles sont accusés dans une affaire de détournement et de dilapidation des deniers publics.

Les mis en cause ont été auditionnés hier par le procureur de la République puis par le juge d’instruction près le tribunal de Aïn Bessem, apprend-on de sources judiciaires. Ils sont impliqués, selon les premiers éléments d’information, dans une affaire de détournement de matériel agricole destiné à l’élevage bovin et ovin. D’autres anomalies ont été également découvertes par les services de sécurité dans la gestion des dossiers relatifs au financement de ces projets. Un nombre important de vaches laitières importées aurait été détourné. Initialement, ces vaches, qui devaient être livrés à des agriculteurs de la région, ont fini sur les étals des bouchers.

Notre source, qui n’a pas communiqué le nombre exact des bêtes sacrifiées et le matériel en question, avoue que la facture d’importation se chiffre en milliards de centimes. Les fonctionnaires et les fournisseurs impliqués dans ce scandale, qui sont accusés de falsification de documents, auraient délivré de faux procès-verbaux et attestations de réception de ces vaches laitières et de l’équipement agricole importé par des agriculteurs de la région. L’enquête pourrait toucher également des membres de la direction des services agricole (DSA).
Contacté à ce sujet, un responsable au niveau de la Badr de Aïn Bessem a déclaré qu’aucune anomalie n’a été constatée dans les dossiers. Notons qu’aucun responsable de la direction du groupe régional d’exploitation (DGRE) de la BADR de Bouira n’a voulu nous répondre. Il est utile de souligner que le recours à l’importation des vaches laitières a été décidé par l’Etat après qu’une pénurie de lait ait été enregistrée à travers tout le pays.

Le département de Rachid Benaïssa a donc décidé d’importer 300 000 vaches laitières avec une productivité de 4000 litres/vache/an, de Hollande, de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche. La race autrichienne Fleckvieh (pie rouge) est très prisée, car elle s’adapte aux conditions climatiques de notre pays. Les importateurs bénéficient, dans le cadre du dispositif de soutien agricole initié par l’Etat, d’une réduction de 17% sur la taxe de valeur ajoutée (TVA) une fois les vaches et le matériel importés réceptionnés. Une autre enquête est ouverte par les services de sécurité au niveau de la même agence ; elle concerne le dossier relatif à l’importation de batteries pour l’élevage des poules pondeuses.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 13 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

A propos du Gala de Cheb Khaled

Le wali de Bouira met les points sur les «i»

La manière avec laquelle le wali de Bouira, Ali Bouguerra, a défendu la venue de Khaled à Bouira est celle d’un homme politique qui défend son programme.

C’était à l’occasion de l’installation, dimanche dernier, de l’inspecteur général de la wilaya et du DRAG (Direction de la réglementation et des affaires générales), ainsi que du nouveau chef de daïra de Sour El Ghozlane que le wali de Bouira a animé un point de presse et qu’il est revenu sur le spectacle organisé jeudi dernier au stade olympique de la ville et dont le clou de la soirée était Cheb Khaled. Visiblement en colère à l’égard de certains titres de presse, le premier responsable de la wilaya est revenu longuement sur l’histoire du cachet de l’artiste qui a fait couler beaucoup d’encre.

«Ce sont les sponsors qui ont financé ce gala. Il faut donc savoir ce qu’est un sponsor et le rôle financier qu’il apporte. La wilaya n’a donné aucun sou pour cette soirée», a-t-il répliqué. Selon lui, la somme réunie par les sponsors est d’un milliard 300 millions de centimes. «En quoi Khaled dérange-t-il à Bouira ?»,  dira le wali. «Pourquoi toute cette haine et cette campagne médiatique  envers l’artiste. Ce n’est ni un islamiste, encore moins un homme politique», dira encore le wali qui voulait défendre le chanteur. C’est une attaque à peine voilée envers les islamistes, qui, faut-il le préciser, se sont opposés dès l’annonce de la venue de l’artiste à Bouira.

Des attaques reprises notamment à travers certaines colonnes de la presse. Le premier responsable de la wilaya enchaîne : «100 milliards de centimes ont été débloqués par le ministère de tutelle pour l’équipement des mosquées et la réalisation d’autres lieux de culte dans la région.» En outre, il a annoncé à «ses détracteurs» que d’autres spectacles du genre auront lieu au niveau de la wilaya. «Nous avons dans notre agenda le chanteur Idir, Allaoua et Takfarinas et on va tous chanter Roza Roza», confirme-t-il. A propos de Takfarinas, le premier responsable a avoué que c’est l’artiste lui-même qui a contacté la wilaya afin de le programmer «et on le fera !», dira-t-il encore.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 6 décembre, 2011 |1 Commentaire »

Bouira. Idir, Allaoua et Takfarinas prochainement en concert

Après le passage remarquable de la star du raï, le King Khaled à Bouira, c’est au tour des autres vedettes qui vont animer des spectacles.

C’est ce qu’a déclaré le wali de Bouira, Ali Bouguerra lors d’un point de presse. «Nous avons, dans notre agenda, les chanteurs Idir, Allaoua et Takfarinas», a-t-il dit. Pour ce qui est de Takfarinas, le wali a avoué que «c’est l’artiste lui-même qui a pris attache avec la wilaya afin de le programmer et on le fera avec grand plaisir», enchaîne-t-il. Sans donner la date exacte de ces concerts, le wali a confirmé que la programmation de ces spectacles est inscriet dans le cadre de la relance de l’activité culturelle à Bouira. «Notre objectif est de faire de notre wilaya un pôle culturel», précise-t-il.

Amar Fedjkhi

Publié dans : actualité | le 6 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Les élus locaux dans la tourmente

La majorité des siéges d’APC que compte la wilaya de Bouira (45 communes) ont fait l’objet de fermeture par des citoyens depuis le début de l’année.

En outre, les principales routes, à savoir la RN5, RN26, RN8 et la RN18 ont été également bloquées par des citoyens en guise de protestation contre la dégradation des conditions de vie. A Bouira, pour se faire entendre, les citoyens ne croyant plus aux discours des élus, occupent et investissent la rue. Certes, ces mouvements de protestation laissent penser que rien ne se fait dans les communes pour améliorer le quotidien des populations. Des critiques mettent souvent à nu la gestion aléatoire dans des secteurs de la wilaya de Bouira, en désignant particulièrement les secteurs de l’hydraulique et des travaux publics, pour les problèmes de pénurie d’eau et de dégradation du réseau routier.

Les revendications de la population sont presque les mêmes. Pénurie d’eau potable, dégradation des routes, absence de gaz naturel et d’éclairage public, etc. Les villageois ont maintes fois exprimé leur colère et dénoncé la politique de bricolage des élus locaux. Ainsi, durant ce mandat entaché de protestations citoyennes, un président d’APC avait jeté l’éponge en quittant son siége. Il s’agit du l’ex-maire de Sour El Ghozlane, qui aurait motivé sa décision par son désaccord avec certains élus de l’APC et la pression exercée sur lui par la population locale. Par ailleurs, des élus n’ont pas été épargnés par des poursuites judiciaires engagées par l’administration ou dénoncés par les membres de l’assemblée, pour motif de mauvaise gestion. D’autres élus ont fait l’objet de retrait de confiance dans leurs assemblées.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 5 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Concert de Cheb Khaled à Bouira

 

Le deuxième gala en terre kabyle

   	Le king du Raï s'est produit à Bouira.

L’émotion était à son comble, dans un stade archicomble, ouvert à des milliers de jeunes et moins jeunes, pour s’extasier et écouter pour la première fois en live le concert historique animé, jeudi soir, au stade olympique Rabah Bitat de Bouira, par le roi de la chanson du raï, Cheb Khaled.

L’artiste a animé un gala exceptionnel, historique et mémorable, le deuxième sur une scène kabyle, après celui de l’année écoulée dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ils étaient des milliers à assister à ce grand spectacle. Le concert du Khaled a drainé plus 10 000 personnes, selon les estimations des organisateurs. D’ailleurs, il était impossible de gérer l’afflux du public, n’était la présence d’un impressionnant dispositif sécuritaire, (plus de 1000 policiers mobilisés) à l’intérieur et à l’extérieur du stade. Jeudi soir, c’était une immense foule qui a envahi le stade olympique Rabah Bitat, et ce, pour assister au concert de Cheb Khaled. Le public présent a vécu de véritables moments de folie et d’hystérie avec le «le roi du raï».

La ville de Bouira a vibré donc durant deux heures à cette occasion au rythme du raï qu’interprétait l’artiste avec son groupe conduit par le maestro, le chef d’orchestre Berkane Kouider. A vrai dire, Cheb Khaled ne s’est pas déplacé pour rien à Bouira. C’était une occasion pour lui de vérifier de près et de confirmer sa popularité dans cette wilaya. Dès son entrée sur scène et jusqu’à la fin du concert, ses fans ne cessèrent de hurler son nom et de l’acclamer. Notons, par ailleurs, que plusieurs fans de l’artiste étaient venus également des autres wilayas, notamment du centre du pays,  pour ne pas rater un tel événement.

Ce spectacle restera sans aucun doute gravé dans la mémoire des Bouiris. Khaled a interprété plusieurs tubes de son riche répertoire l’ayant propulsé au rang des stars mondiales, comme Trig lycée, Chebba ya chebba, Yana el arbi delali ould nakhla oua t’mar, El Harba win, Ana likouatni la liberté, Swits Rwits, Melha melha Zerga, Wahrane, Aïcha et Didi, et bien d’autres tubes qui ont excité ses fans qui dansaient et répétaient à gorge déployée ses chansons. Il est à souligner que l’événement était placé sous le haut patronage du wali de Bouira et que beaucoup d’opérateurs économiques ont sponsorisé ce concert. Cependant, beaucoup se sont interrogés sur la non-association de la direction de la culture  à cet événement, alors qu’il s’agissait-là d’un événement culturel. On ignore les raisons de cette sanction infligée par le premier responsable de la wilaya à l’égard des responsables du secteur.

Un officier de police interdit l’accès aux journalistes

Des journalistes de la presse écrite se sont vus interdits, par un officier de police, de couvrir la conférence de presse animée par l’artiste Khaled après la fin de son spectacle, au niveau de la loge du stade Rabah Bitat. Seule une équipe de l’ENTV et une autre de la radio régionale de Bouira étaient autorisées à assister à cette conférence.

L’officier, usant d’un vocabulaire vulgaire envers les journalistes, qui étaient pourtant nombreux, a ordonné aux policiers de constituer un cordon pour empêcher les journalistes d’accéder à la loge. «J’ai des instructions fermes, aucun journaliste de la presse écrite ne mettra les pieds dans la salle», dira-t-il.

Selon des échos, cette instruction des organisateurs est une manière pour éviter aux journalistes de connaître le montant du cachet de l’artiste. Selon des sources crédibles, le cachet de l’artiste Khaled à l’occasion de son spectacle à Bouira est de 100 000 dollars, (10 milliards de centimes).

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 3 décembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Bouira : Khaled en concert le 1er décembre

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   	Cheb Khaled se produira prochainement dans la ville de Bouira.

C’est confirmé ! Le King Khaled sera bien en concert à Bouira. Le spectacle est programmé pour le 1er décembre au niveau du stade OPOW Rabah Bitat de la ville de Bouira.

Et, pour bien assurer un bon déroulement de ce grand événement puisqu’il s’agit-là de la venue de la star du raï, des dispositions nécessaires sont d’ores déjà prises par les autorités de wilaya, en collaboration avec les services de sécurité. Des séances de travail ont eu lieu entre les deux parties afin de garantir le bon déroulement de ce concert et de permettre au grand public qui viendra sans aucun doute nombreux pour venir assister au concert de Khaled.

Des sources locales affirment qu’un arsenal impressionnant des éléments de l’ordre sera mobilisé pour éviter tout débordement, et ce, dans le souci d’assurer une fluidité dans l’accès au stade. Des espaces seront réservés aux familles et aux invités d’honneur.  Plusieurs partenaires ont affiché, selon les mêmes sources, leur intention de sponsoriser ce concert de Khaled, le premier au niveau de la wilaya de Bouira et le deuxième sur une scène kabyle.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 27 novembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Badreddine Chenoufi. DG de la SGS-CO

Toutes les revendications des agents de sécurité sont prises en charge

- Récemment, des dizaines d’agents de sécurité, travaillant pour le compte de votre société, ont observé une grève de la faim, dénoncé leurs conditions de travail qualifiées de déplorables et réclamé le versement de leurs salaires. Que répondez-vous ? 
Aucun cumul de salaires des employés de la SGS-CO n’a été enregistré depuis quatre ans. La société opère un virement mensuel unique à l’ensemble de son personnel et aucun autre paiement n’intervient en dehors du virement global. La société paie toujours le salaire du mois achevé et il est tenu compte du solde bancaire de la société, lequel est lié au paiement à temps des factures de nos clients. Par exemple, à ce jour, la facture du mois d’octobre 2011 n’a pas été honorée par la cimenterie de Sour El Ghozlane et il en est de même pour de nombreux autres clients. Je tiens à préciser toutefois que depuis le début de l’année, la SGS-CO fait face à un niveau élevé de créances impayées par les clients, dont beaucoup relèvent du secteur public. Fin octobre, nous enregistrons plus de 120 millions de dinars pour les contrats en cours auquel il faut ajouter près de 100 millions pour les contrats résiliés ou ayant pris fin entre 1999 et 2007. Près de 85% de ces derniers se trouvent au niveau des juridictions compétentes ou au stade d’expertise ou d’exécution.

- Des vigiles expliquent que plusieurs d’entre eux sont recrutés sans contrat et sans couverture sociale…

Tous les agents de la société sont liés par des contrats de travail, y compris le directeur général. Pour la couverture sociale, aucun agent, dont la relation de travail est en cours, n’est exclu de cette couverture. Tous les salariés, y compris les agents activant à Sour El Ghozlane, sont déclarés aux services de la CNAS. Notre société reçoit régulièrement, chaque année, après dépôt de la déclaration annuelle des salaires, le document de mise à jour délivré par les services de la CNAS. De plus, tous les agents sont couverts par une assurance multirisque, en plus de l’assurance responsabilité civile que contracte la SGS-CO annuellement.

- Qu’en est-il des primes et spécialement les primes d’intéressement du comité de participation qui n’ont pas été versées depuis 2006 aux travailleurs de la société ?

La direction générale s’est engagée à payer les primes d’intéressement non versées aux agents pour les années 2006, 2007 et 2009 durant l’année 2011 en fonction de sa trésorerie. Les primes de 2006 et 2007 feront l’objet d’un paiement avant la fin de ce mois de novembre et celles de 2009 le seront avant le 31 décembre. Le résultat de l’exercice 2008, insignifiant, n’a pas été distribué par l’assemblée des associés, laquelle avait décidé de son versement en réserves légales. Quant à celui de l’exercice 2010, déficitaire, il ne peut donc être redistribué.

- La société est-elle en mesure de prendre en charge les revendications des vigiles ?

La direction générale a traité point par point les revendications des agents de sécurité et prendra en charge tous les points conformes aux lois et règlements. S’agissant des salaires, après l’augmentation intervenue à partir de janvier 2010, les agents de la SGS-CO touchent un SNMG supérieur à celui prévu pour 2012, soit entre 19 000 et
22 000 DA, selon l’ancienneté. Le net minimum perçu est actuellement à près de 18 000 DA pour une nouvelle recrue. Ceci dit, nous n’exclurons pas une quelconque augmentation, laquelle reste tributaire de la situation financière de la société (révision des prix des prestations en cours avec clients et importance du plan de charge 2012).

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 26 novembre, 2011 |Pas de Commentaires »

Sour El Ghozlane : Les vigiles de la cimenterie réclament leurs salaires


Il y a eu un sit-in. Une grève de la faim. Les vigiles de la société de gardiennage de la cimenterie de Sour El Ghozlane ne veulent pas céder. Avec la direction, le bras de fer n’est pas terminé.

«Nos responsables nous traitent comme des esclaves. Le salaire des vigiles ne dépasse pas les 17 000 DA. Nous n’avons pas le droit à des indemnités, alors que parfois nous assurons la garde seize heures par jour.» Après un sit-in au début du mois de novembre et une grève de la faim, les vigiles recrutés par la Société de gardiennage SGS-CO, assurant la sécurité de la cimenterie de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira, ont repris le travail, de peur des représailles.

Ils sont issus de plusieurs wilayas du pays : Khenchela, Souk Ahras, Chlef… Parmi eux, certains affirment qu’ils ont été recrutés sans contrat et sans couverture sociale. Documents à la main, Bessalah Abdelwahab, vigile dans la même société, raconte que de nombreux agents de sécurité auraient subi des pressions de la part de leur direction qui «réplique par des sanctions, à chaque fois qu’un agent réclame ses droits».
Hogra
Ils se disent privés de leurs droits, et même de leurs salaires qui n’auraient pas été versés depuis le mois d’août dernier. Ils réclament le versement de leurs revenus ainsi que des indemnités, en plus de meilleures conditions de travail. Rencontrés à la cimenterie de Sour El Ghozlane, plusieurs vigiles avouent qu’ils achètent eux-mêmes leurs tenues de travail. «Notre direction n’a pas daigné nous « renouveler » cette tenue qui nous a été remise en 2008», témoigne l’un d’entre eux. «C’est de la hogra…», crient-ils. Ahmed, un vigile issu de la wilaya de Souk Ahras, père de douze enfants, lance : «Cela fait exactement seize ans que je travaille comme agent de sécurité sur ce site. Et à ma grande surprise, quand j’ai demandé un certificat de travail, la direction m’a notifié que j’avais une année d’exercice…»
Sanctionnées
Pour ces vigiles, «le calvaire» ne s’arrête pas là. Ils dénoncent également les sanctions infligées par leurs responsables à l’encontre de plusieurs d’entre eux. «C’est parce que nous avons signalé des dépassements au wali de Bouira sur des affaires de corruption à la cimenterie», plaide un employé. Des vigiles auraient été sanctionnés pour ne pas avoir appliqué les instructions émanant des services de sécurité de la wilaya et même d’une instruction du wali de Bouira, qui stipule de ne pas laisser les travailleurs étrangers sortir seuls de l’usine, témoignent-ils. Ils réclament également le versement des primes d’intéressement et autres primes du comité de participation qui n’auraient pas été versées depuis 2006. «Où est passé donc l’argent (les primes de bénéfice) destiné aux travailleurs de cette société ?», s’interrogent-ils. Le montant de ces indemnités avoisinerait les 8 milliards de centimes. Contactée (voir interview ci-dessous), la direction assure que les salaires ont bien été payés. Mercredi, soit une semaine après cet entretien, sur le site, les représentants des employés maintenaient que les revenus de septembre et d’octobre n’avaient toujours pas été versés.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 26 novembre, 2011 |Pas de Commentaires »
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