Archive pour octobre, 2010

Wilaya de Bouira

Eau douteuse dans les robinets

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La wilaya de Bouira compte trois barrages hydrauliques, pour un volume
d’emmagasinement total de 900 millions de m3.

Le volume d’eau mobilisée par les trois barrages que compte la wilaya de Bouira avoisine les 900 millions de mètres cubes. Il y a 5 ans, la wilaya ne comptait qu’un seul ouvrage, celui de Oued Lakhal, situé dans la commune de Ain Bessem, à l’ouest de la ville de Bouira. Ce barrage, d’une capacité de 30 millions de mètres-cubes, alimente l’ensemble des communes des deux daïras de Ain Bessem et de Sour El Ghozlane, soit une population dépassant les 100 000 habitants. Avec cet ouvrage, mis en service en 1984, la wilaya de Bouira aura été renforcée encore en 2008 par l’inauguration du barrage Tilesdit (167 millions de m3) situé dans la commune de Bechloul.
En outre, la région a bénéficié d’un troisième barrage qui vient en deuxième position en matière de contenance après celui de Bouharoun dans la wilaya de Mila. Il s’agit du barrage Koudiet Acerdoune dont la capacité est de 640 millions de mètres cubes. De par sa position géographique, l’ouvrage de Lakhdaria alimentera en eau, une fois réceptionné, quelque cinq wilayas à l’instar du sud de Bouira, à savoir Tizi Ouzou, Médéa, Alger et Boumerdès, tout comme il répondra aux besoins en irrigation des terres agricoles. Cependant, le problème de l’eau potable reste sérieusement posé dans plusieurs localités de la wilaya, et ce, malgré la mise en service des deux ouvrages Oued Lakhal et Tilesdit. C’est la situation que vivent notamment les daïras de M’chedallah, Bechloul, Sour El Ghozlane, Bordj Okhris.
La pénurie d’eau potable ayant tellement provoqué la colère des populations, que des sit-in de protestation, allant jusqu’à la fermeture de sièges d’APC, ont moult fois eu lieu à travers plusieurs communes. Le recours aux captages d’eaux de sources dans la région de Sour El Ghozlane pour pallier quelque peu à la pénurie, a sérieusement exposé la vie de la population à des dangers de contamination. Pas loin que l’été dernier et en l’espace d’une dizaine de jours, près 600 personnes ont été admises à l’hôpital de Sour El Ghozlane pour avoir consommé une eau polluée, avant que des cas d’hépatite fassent leur apparition. Sour El Ghozlane est alimentée à partir du barrage Oued Lakhal dont la qualité d’eau a été mise en cause.
À ce propos, un responsable à la direction de l’hydraulique de Bouira a confirmé qu’il y a eu une baisse du niveau du barrage, expliquant que la capacité actuelle de ce dernier avoisine les 9 millions de mètres-cubes. Cette baisse a engendré ainsi une sensible pénurie. Par ailleurs, il y a une semaine environ, ce sont les habitants du chef-lieu de wilaya et d’autres régions alimentées par le barrage de Tilesdit qui ont manifesté leur colère quant à la qualité de l’eau dont la couleur tendait vers le marron. Ce problème a été soulevé notamment devant les responsables de l’Algérienne des eaux (ADE). Questionnée, la chargée de communication de cette entreprise a rassuré, à propos de l’odeur de l’eau, qu’il s’agit d’un cas naturel provenant des gaz non toxiques dégagés par des algues.
Elle affirme qu’il n’y aucun risque d’intoxication et que l’eau du barrage est soumise à des traitements et analyses réguliers, précisant que ce phénomène touche tous les barrages en cette période de l’année.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 13 octobre, 2010 |Pas de commentaires »

la une Actualité

Flambée du prix du ciment à Bouiral

Le prix du ciment a connu une hausse subite ces dernières semaines à Bouira.

Cette nouvelle envolée est due essentiellement à l’arrêt de la production de la cimenterie de Sour El Ghozlane, filiale du groupe ERCC, implantée au sud de la wilaya. Il s’agit d’un arrêt programmé, a rassuré un cadre à la cimenterie. Selon lui, chaque année, des travaux d’entretien et de réfection doivent être effectués afin de garantir la bonne marche, notamment, du four. Cela fait presque une vingtaine de jours que l’usine est à l’arrêt. Il faudra attendre jusqu’au 10 octobre pour que la cimenterie de Sour El Ghozlane reprenne du service, a confirmé notre source.

Quelques entrepreneurs, que nous avons interrogés, affirment que l’arrêt de production dans cette cimenterie est à l’origine de la hausse actuelle du prix de ce matériau de construction. A cet effet, le prix d’un quintal est de 1200 DA sur le marché noir, soit une augmentation de plus de 600 DA. Soulignons que le prix à la sortie de l’usine est de 600 DA le quintal. Cette flambée des prix du ciment n’a pas épargné d’autres wilayas du pays. Face à la cherté de ce produit, des entrepreneurs, ayant décroché des marchés pour la réalisation de logements ou d’autres structures à Bouira, ont été temporairement contraints de ralentir la cadence des travaux des chantiers.

Par ailleurs, les plus touchés par cette hausse sont bien évidemment les bénéficiaires des aides de l’habitat rural. Ces derniers, n’étant pas forcément prioritaires pour l’acquisition du ciment auprès de l’usine de Sour El Ghozlane, continuent de se rabattre sur le marché noir.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 2 octobre, 2010 |Pas de commentaires »

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