Archive pour novembre, 2010

Drame de la pauvreté à Bouira

Des enfants exploités au marché de gros

  	De nombreux enfants sont «employés» dans le secteur informel zoom | © El WatanDe nombreux enfants sont «employés» dans le secteur…


Des enfants accomplissent des tâches éprouvantes dans les marchés de Bouira, en violation de toutes les lois en vigueur.

L’Etat a certes mis en place une panoplie de dispositions en matière de lois nécessaires pour la préservation et la défense des droits des enfants dans notre pays, mais celles-ci ne réussissent pas vraiment à endiguer l’exploitation de ces derniers, souvent recrutés pour accomplir des besognes les plus pénibles. Le phénomène s’amplifie et prend des proportions dangereuses dans la plupart de nos centres urbains, comme c’est le cas dans la wilaya de Bouira où, de nos jours, l’exploitation d’enfants pauvres issus de familles relevant de couches sociales démunies, est frappant. C’est ce que l’on peut constater au niveau du marché de gros de fruits et légumes de ce chef-lieu de wilaya.

En effet, des adolescents, d’à peine 15 ans pour la plupart, y travaillent pour le compte des commerçants qui les exploitent à outrance. Sur les lieux on pourrait se rendre compte que ces adolescents, dont beaucoup sont des exclus du système scolaire, ont quitté leurs établissements éducatifs pour diverses raisons, tels que le manque de fournitures scolaires et autres moyens, ne travaillent pas seulement en périodes des vacances, mais plutôt toute l’année durant. Un samedi, jour de marché, rendez-vous est pris par nos soins avec Samir, un commerçant. Notre guide nous attendait en ville, tout prés de la cour de justice de Bouira.

Là, des enfants vendaient des glands et des épices à même le trottoir. Quelques balades à travers la zone et nous voilà à Aïn Turc, un chef-lieu communal situé à 5 km de la ville de Bouira. A la sortie-ouest, c’est l’entrée du marché de gros où des dizaines de camions et autres véhicules immatriculés de diverses wilayas du centre (Blida, Médéa, Tizi-Ouzou et Alger) sont chargés de fruits et de légumes. Les propriétaires attendent patiemment. Les commerçants de détails affluent et négocient les prix. Marché conclu. Un commerçant acheteur interpelle deux enfants pour lui prêter main forte en déchargeant eux-mêmes la marchandise. Approché, le marchand nous dira que ce garçon est son fils. «Je l’occupe ici pour m’aider au lieu de vagabonder ailleurs. Surtout, pour ne pas me causer de problèmes, je préfère le voir ici devant moi», ajoute-t-il.

Notre accompagnateur nous explique que certains chefs de familles ignorent tout des conditions dans lesquelles leur progéniture évolue et gagne de petits sous. Ils ne se soucient guère de leur état de santé ni des conditions de travail dans ce marché. Qu’il pleuve ou qu’il fasse 40° à l’ombre, ces adolescents sont toujours là à exécuter le travail des adultes. «Ces enfants travaillent durement en accomplissant des besognes qui dépassent leurs capacités physiques», fait remarquer Samir l’autre commerçant. L’exploitation des enfants gagne de plus en plus de terrain à Bouira. Pour ces derniers, l’important c’est de gagner de l’argent pour aider et subvenir aux besoins de leurs familles tout en s’efforçant à assurer pour eux-mêmes des fournitures scolaires.

C’est le cas de Nazim, 14 ans, scolarisé dans un CEM de la ville de Bouira, qui, manches retroussées, se prépare à décharger des caisses d’un camion pour les déposer dans une camionnette. Après avoir déchargé une vingtaine de cageots de fruits, il nous dira que «cela fait des mois que je me lève très tôt, soit à 4h30 pour être à l’heure afin de décharger ou de déplacer des caisses de fruits et de légumes. J’arrive à gagner jusqu’à 800 DA pour cette tâche», précise-t-il. Issu d’une famille nécessiteuse vivant au quartier Ouled Bouchia, Nazim nous apprend que tous ces enfants sont issus de familles défavorisées, ironisant : «Vous ne trouverez pas quand même ici le fils d’un directeur ou d’un haut responsable accomplissant une tâche aussi pénible !».

Il indique qu’il a un ami qui livre des sachets en plastique au marché et un cousin qui vend de la galette maison aux abords de l’autoroute avec tous les risques et dangers qu’il encourt. Nazim précise qu’il gagne moins d’argent pendant les vacances, car beaucoup d’ados y viennent travailler, d’où une certaine concurrence. D’autres commerçants paient misérablement des enfants pour ramasser des produits tombant des cageots.

L’absence du contrôle des services compétents, tels que l’inspection du travail et les services de sécurité, favorise l’exploitation des enfants par des commerçants. Au bout de quelques heures de travail, Nazim constate que c’est l’heure de rejoindre son CEM, et s’en va reprendre ses cours. Interrogé à propos du travail des enfants, le directeur de l’inspection du travail dira que ce phénomène est en nette progression, non seulement à Bouira, mais aussi à travers toutes les villes du pays. Sans statistiques et sans précisions, le même responsable avoue que son institution n’intervient pas dans de telles situations.

Celle-ci n’agit, généralement, que pour régler des litiges entre l’employeur et le travailleur, précisant qu’au niveau du marché, les inspecteurs de travail ne peuvent pas intervenir dans ce type de pratique. Il nous apprend cependant que la législation du travail en Algérie stipule en son article 15 que l’âge minimum requis dans un recrutement ne peut être inférieur à 16 ans.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 22 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

A la une Actualité

Visite du ministre de l’habitat à Bouira

«Il y a des mauvais maîtres d’ouvrage !»

Il n’y a pas une mauvaise entreprise, ni un mauvais bureau d’études, mais il y a des mauvais maîtres d’ouvrages.» Telle est la déclaration faite hier par le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, lors de sa visite dans la wilaya de Bouira.

Une attaque à peine voilée adressée aux promoteurs immobiliers, dont l’OPGI. Ces derniers sont pointés du doigt par le ministre qui estime que «les projets accusent un retard considérable dans leur réalisation, notamment ceux du programme quinquennal». Le ministre, apparemment courroucé, s’est montré insatisfait et l’a clairement exprimé. «Le retard qu’accuse la réalisation du programme alloué par les pouvoirs publics pour le secteur de l’habitat à Bouira est inacceptable», dira-t-il en substance. Et à l’endroit de l’Office de la promotion et de la gestion immobilière de Bouira, il ne manquera pas d’envoyer quelques fléchettes, soulignant que cette structure doit honorer ses engagements et achever les programmes de logements dans les meilleurs délais.

Concernant justement les logements, le ministre est catégorique en déclarant : «La wilaya de Bouira accuse un déficit important en matière de logements ces dernières années et le gros problème réside dans la viabilisation.» Dans le domaine des réalisations, il y a lieu de relever que 231 logements LSP et à caractère locatif ont été réceptionnés à Bouira, Taghzout et Lakhdaria. Par ailleurs, le ministre Noureddine Moussa a accordé, à Lakhdaria, une enveloppe de 10 milliards de centimes pour la protection des zones urbaines menacées par le phénomène de l’érosion et des glissements de terrain. A Sour El Ghozlane, lors de l’inspection du projet d’aménagement du quartier des 500 Logements, le ministre a donné des instructions à ce que tous les quartiers de la ville soient pris en considération concernant le domaine de la viabilisation. A ce sujet, nous avons appris que 16 sites ont été recensés dans le cadre de ce projet. Enfin, notons que la wilaya de Bouira vient de bénéficier d’un quota de 400 logements destinés à la résorption de l’habitat précaire (RHP).

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 9 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

Le projet de la maison de la presse oublié

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affOutils(« 96943″, »Le projet de la maison de la presse oublié », »Le+projet+de+la+maison+de+la+presse+oubli%C3%A9″, »http%3A%2F%2Fwww.elwatan.com%2Fregions%2Fkabylie%2Fbouira%2Fle-projet-de-la-maison-de-la-presse-oublie-31-10-2010-96943_145.php », »/regions/kabylie/bouira/ »); Imprimer Envoyer à un ami Flux RSS Partager  dans actualité trans trans dans actualité trans

Annoncé en grande pompe par le premier magistrat de la wilaya de Bouira, juste après son installation à la tête de cette administration en 2008, le projet de réalisation d’une maison de la presse au niveau du chef-lieu est resté «lettre morte».

Pourtant, le wali, Ali Bouguerra, avait clairement affirmé à maintes reprises que «la wilaya de Bouira aura sa propre Maison de la presse qui profitera aux journalistes et correspondants locaux». A ce sujet, le wali, comme pour confirmer tout le sérieux d’un tel projet, avait annoncé que deux possibilités étaient envisageables: soit l’utilisation des locaux du siège de la kasma FLN de la ville de Bouira, ou bien l’octroi d’un terrain. L’annonce avait été accueillie avec satisfaction par toute la corporation qui a éprouvé alors un certain soulagement. Cependant, force est de constater que ce projet, qui tarde à voir le jour deux années après son annonce, laisse déduire que sa réalisation est reléguée aux calendes grecques.
La plupart des correspondants de la presse écrite s’interrogent quant à ce qui est advenu de l’enveloppe financière réservée pour l’entame des travaux. Pour preuve, l’ex-P/APW, M. Gaci Abdelkader, actuellement sénateur, avait, lors d’un point de presse, informé la corporation que son assemblée avait dégagé une enveloppe avoisinant les 3 milliards de centimes. Dans ses propos, tenus il y a près de deux années, cet élu avait précisé que «la somme concernera, entre autres, les travaux d’études et du choix de terrain devant abriter le futur siége de la maison de la presse, au cas où le siège de la kasma FLN ne serait pas disponible». Néanmoins devant tout ce retard, d’aucuns comprendraient que les paroles et du wali et de l’ex-président de l’APW n’ont pas été suivies de faits concrets.
Et comble des paradoxes, les deux responsables avaient même annoncé que «la corporation sera associée à toutes les étapes, jusqu’à l’achèvement du projet». En tout cas, en l’absence d’une telle infrastructure, de nombreux correspondants éprouvent aujourd’hui tout le mal du monde à faire leur travail correctement et dans de meilleures conditions. Ils sont ainsi contraints à envoyer quotidiennement leurs écrits à partir de kiosques multiservices ou de recourir aux services de la cellule de communication de la wilaya. L’on se demande alors si le wali ira jusqu’à relancer ce projet ou s’il faut que la corporation se résigne encore à attendre ou considérer qu’il ne s’agit en fin de compte que d’une simple fausse promesse.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 1 novembre, 2010 |Pas de commentaires »

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