Wilaya de Bouira

Bilan mitigé pour la radio locale

La question de la place de tamazight dans les programmes reste posée.

Deux années viennent de s’écouler depuis que la radio régionale de Bouira a vu le jour. Les programmes de cette radio, qui avait été lancée le 29 décembre 2008 et émettant sur les deux fréquences 103.9 et 106.9 kHz (kilo hertZ), sont diffusés entre 6h40 et 14h en langue arabe et, à un degré moindre, en tamazight. Certes, cette radio régionale est un acquis pour la population bouirie, mais il reste que la qualité de ses programmes est en deçà des attentes.

Si l’audition des émissions de cette Radio est de bonne qualité dans toute la partie sud de la wilaya, elle en est pas moins mal captée dans la région berbérophone, notamment dans les localités d’Ath Laâziz, Aïn Turk et Aomar, au nord, ainsi que dans les deux daïras de Lakhdaria et de Kadiria, à l’ouest et à l’est, dans la daira de M’chedallah. En marge d’une cérémonie organisée la semaine dernière par la direction de cette radio à laquelle avaient pris part des journalistes et des correspondants locaux de la presse écrite, son directeur, Ahmed Hemmache, a annoncé que des travaux de réalisation d’un émetteur seront lancés dans les tout prochains jours. Cet émetteur sera implanté au sommet du Djebel Bourbach, dans la commune de Lakhdaria. Cette réalisation, précise le même responsable, permettra à la population locale de bien capter les ondes de la station.
Des travaux pour l’installation d’un autre émetteur sont en cours à Dirah, au sud de Bouira. Concernant son animation journalistique, le même responsable reconnaît qu’il y a un manque d’effectif. Néanmoins, ce problème est pris en charge, d’après lui, et l’équipe connaîtra un renforcement. M. Hemmache a indiqué avoir comme objectif de diffuser à l’avenir des programmes sur une durée quotidienne encore plus large. «Nous nous attelons à étendre nos programmes jusqu’à 20 heures», a-t-il expliqué. Sur le plan informationnel, d’aucuns se demandent pourquoi l’information de proximité ne bénéficie pas d’une large place auprès de cette radio, qui se limite à traiter et à diffuser tout juste ce que les administrations transmettent. A notre question pour davantage de précision à ce propos, le premier responsable de cette station n’a pas voulu répondre.
Le grand problème qui attend une solution chez la «Radio Bouira» est celui de la place de la langue amazighe dans la grille de ses programmes. Il y a lieu d’avouer que, malgré les assurances tant clamées par le premier magistrat du pays, les chances de voir la deuxième langue nationale prendre la place qui lui revient de droit, se rétrécissent comme une peau de chagrin chez cette radio où le temps imparti aux émissions en langue amazighe est en deçà des attentes des populations berbérophones de la wilaya. A rappeler que cette manifestation organisée la semaine dernière par la direction de la radio a été émaillée d’un regrettable incident dont a été victime un confrère de la presse écrite.
Pourtant, ce dernier n’avait fait questionner le même responsable sur la place de tamazight dans la grille des programmes de la Radio. Dans le même contexte, plusieurs associations ont par ailleurs demandé aux pouvoirs publics à donner le nom de «Radio Tikjda» à cette station.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité |le 14 janvier, 2011 |Pas de Commentaires »

Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

tortureanimale |
Les syndicats du Crédit Mun... |
Ernestine |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | CultISport
| CHAT DE GOUTTIERE
| Un si long chemin..