Archive pour octobre, 2011

Sites historiques à Bouira : Un patrimoine en déliquescence

   	La région de Bouira compte de nombreux vestiges historiques.
La région de Bouira compte de nombreux vestiges historiques.La région de Bouira compte de nombreux vestiges historiques.

Plusieurs monuments, notamment ceux implantés au sud de la wilaya, sont en ruine.

Les différents sites historiques datant des deux époques, romaine et ottomane, témoignent du passé millénaire de la wilaya de Bouira. Cependant, plusieurs monuments, comme la muraille et l’aqueduc de Sour El Ghozlane, sont en ruine. Il suffit d’une simple virée sur les lieux pour se rendre compte du laisser- aller des responsables du secteur, qui, pourtant, sont instruits par le ministère de tutelle de procéder à des opérations de restauration de tous les sites de la région.

La direction de la culture de Bouira s’est contentée seulement de lancer quelques travaux qualifiés d’urgence. A Sour El Ghozlane, le visiteur constatera que les restes des quatre principales portes de la ville et ceux de la muraille, d’une longueur de 3 km,  sont en dégradation avancée. Ce rempart, perché sur le point culminant de l’ancienne ville d’Auzia, construit au 19e  siècle par les français entoure une caserne d’une superficie de 7 ha.

Le site est dégradé. Détérioré par le séisme de 1954, il a fallu, pour parer à l’urgence, renforcer les bâtiments par des ceintures en béton. Des remparts ont été démolis pour être remplacés par des boulevards.
Les projets accordés par le ministère de la culture, dont certains datant de 2007, ne sont pas encore lancés. Erigé sur une superficie de plus de 7 ha, le lieu est devenu, comme en témoignent d’ailleurs les habitants de la ville, un endroit le plus prisé par des délinquants. «C’est difficile de circuler à la tombée de la nuit, et ce, par risque d’agression», témoigne Azeddine, un jeune habitant le quartier des 500 logements.

Le site où est implanté l’ex caserne de Sour el Ghozlane est censé constituer un pôle touristique. Mais, l’incompétence, voire le laxisme des responsables concernés, a fait de cet endroit, un lieu nauséabond. «Tout le monde est au courant de cette situation mais personne n’a réagi», lance un groupe de citoyens. La caserne de Sour El Ghozlane est fondée, selon des extraits d’histoire, au XVIe siècle avant J.C. par les Phéniciens. Les autorités locales avaient proposé au ministère de la culture l’exploitation du site qui va servir, selon leur proposition, à la réalisation des logements et autres infrastructures de base. La tutelle s’est opposée à la démarche de l’APC. En outre, d’autres monuments historiques sont à l’abandon.

Le cas de la mosquée Al Aatiq, construite en 1735 par les Ottomans, est édifiant. La population atteste qu’aucun responsable ne vient s’enquérir  de l’état de ce lieu dont une partie est occupée par des familles. Interrogé sur cette situation, le premier responsable du secteur de la culture à Bouira, a affirmé qu’il a invité «les indus occupants» à quitter les lieux. «Les autorités leur ont attribué des logements mais à ce jour, les familles refusent de quitter les lieux». Pour ce qui est des projets de restauration, le même responsable a déclaré qu’une entreprise chargée des travaux de restauration de la muraille avait bel est bien achevé quelques travaux dont certains murs ont été colmatés.

Et au sujet de l’ex-caserne, le même responsable affirme qu’une étude sera lancée en 2011. Pour ce qui est des portes de Sour El Ghozlane, Mourad Nacer renvoie la balle aux élus locaux, qui, selon lui, sont censés préserver ce qui reste de ces vestiges.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 23 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Des ralentisseurs dangereux sur la RN8

Les mesures réglementant l’installation des ralentisseurs et les conditions de leur mise en place, ne sont pas respectées à Bouira.

Pourtant, ces mesures avaient été déjà annoncées par le ministère des Travaux publics et contenues dans un décret exécutif. Des ralentisseurs sont installés anarchiquement sur des routes nationales au détriment de la sécurité des usagers. Sur la RN8, quatre ralentisseurs sont implantés,  précisément au lieudit Ouled Belil, à 1 km au sud de la ville de Bouira. Ces dos-d’âne constituent un véritable danger pour les automobilistes, notamment à la tombée de la nuit. Ils ont été installés par la subdivision des travaux publics de Bouira,  après avoir enregistré un accident de la route au même endroit.

Cependant, de nombreux automobilistes, notamment les transporteurs assurant la desserte Bouira-Sour El Ghozlane, attestent que ces dos-d’âne, ne sont d’aucune utilité. «De nombreux usagers ont frôlé la mort, puisque aucune plaque indicative n’existe afin de prémunir contre le danger que peuvent causer ces ralentisseurs», dira un transporteur. Selon bon nombre d’automobilistes, l’installation «d’obstacles» sur cette route nationale au mépris de la loi et des caractéristiques techniques, frôle le ridicule.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 23 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Djeddi Abdelkader (Sour El Ghozlane) : Un village à l’abandon

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<p>	Plusieurs manques rendent la vie difficile aux citoyens.

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© El Watan

Plusieurs manques rendent la vie difficile aux citoyens.

Plusieurs manques rendent la vie difficile aux citoyens.

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Routes dégradées, absence de transport et chômage galopant figurent parmi les nombreux problèmes que vivent les villageois.

La localité Djeddi Abdelkader, à 4 km à l’ouest du chef-lieu communal
de Sour El Ghozlane, au sud de Bouira est enclavée. Les habitants du
village, quelques 3000 âmes, continuent de subir les affres du sous
développement.
Lors de notre déplacement, en compagnie de Habiche Mohamed, le
président du comité de village, beaucoup d’insuffisances ont été
soulevées. À l’entrée du village, des ordures ménagères sont éparpillées
dans plusieurs endroits. Une décharge sauvage où s’entassent toutes
sortes d’ordures est située au milieu d’un groupe d’habitations.

La population sonne le tocsin quant aux risques de contamination dus
aux déchets ménagers non collectés à ce niveau. Pour le président du
comité de village, «une demande a été déposée aux autorités locales afin
de  mettre les moyens nécessaires pour ramasser les ordures en vue d’en
finir avec cette image  et installer des bacs à ordures ou des bennes
dans chaque ruelle. L’APC, selon lui, s’est contentée  de mettre à la
disposition de la population 4 poubelles».

La population, justifie- t-il, n’a pas un autre coin pour y déposer les
ordures, autre que dans la périphérie de leurs habitations. «Depuis
quelques temps, l’on assiste impuissants à une dégradation tous azimuts
et effrénée de notre localité», nous dira, M. Habiche.
Les familles de la localité Djeddi Abdelkader sont confrontées
également à une multitude d’insuffisances. Autre problème soulevé : la
dégradation des ruelles du village. «Nous nous ne pouvons pas circuler à
pied durant la saison hivernale», dira t-il. Il est utile de préciser,
que les autorités locales de Sour El Ghozlane, avaient pris en charge,
et ce, sur le budget communal, le revêtement de la principale route
menant au village. Cependant, le reste des chemins secondaires demeurent
impraticables. Au niveau de la localité, le risque d’inondation plane
également.

Le village est traversé par un oued et aucune étude n’a eu lieu,
précise le représentant des habitants de Djeddi Abdelkader, pour
prévenir contre le risque des eaux pluviales. «Il y a 6 familles qui
sont menacées par le débordement du oued, et les quelques travaux
entamés, en vu de le  canaliser, sont à l’arrêt  depuis 4 mois», nous
dira-t-il.

En outre, la localité souffre du manque de transport. «Aucun bus n’est
mis à la disposition de nos enfants scolarisés au niveau des
établissements de la ville. Les élèves font un parcours de 4 km pour
rejoindre leurs collèges», déplore M. Habiche. L’école primaire Terraoui
du village n’est pas dotée d’une cantine scolaire. C’est l’unique
collège qui n’est pas doté de cette commodité au niveau de la daira de
Sour El Ghozlane, nous dit-on. Les autorités locales, qui, pour combler à
cette carence ont  proposé à la direction de l’éducation de Bouira de
dégager une classe qui servira de cantine scolaire. Chose qui a été
refusée, par la DE, et ce, sans fournir des explications, explique notre
guide.

C’est là, autant de difficultés surmontées au quotidien par cette
population qui se dit carrément désabusée. La population exige à ce que
leur village bénéficie des projets destinés à l’aménagement urbain. Ils
réclament entre autre, l’éclairage public et un réseau
d’assainissement.                  
                                                 

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 23 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

Karim Tabbou à Bouira

«Le pouvoir algérien a passé 20 ans à détruire la société»

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), Karim Tabbou, qui a animé hier un meeting à Bouira, est revenu sur sa rencontre avec le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague, qui a effectué mardi dernier une visite de travail en Algérie.

«C’était une occasion de lui expliquer que cela fait 20 ans que le pouvoir algérien vend un faux discours qui garantit les intérêts des étrangers et se porte garant contre l’islamisme.» Et de lui affirmer que «le régime en place est basé sur des personnes».
Karim Tabbou, qui s’en est pris au régime algérien, l’accusant d’être derrière le climat d’insécurité qui règne dans le pays, a déclaré à ses militants que ce pouvoir a passé 20 ans à détruire la société.
«C’est un pouvoir très mauvais», a lâché le secrétaire national du plus vieux parti de l’opposition. Karim Tabbou s’est interrogé sur les derniers attentats ayant ciblé la capitale et ses environs, dont le dernier en date est celui perpétré contre l’Académie militaire de Cherchell : «Soit ce sont eux (le pouvoir ndlr) qui font de la violence, soit ils sont incompétents.»
Selon l’orateur, le retour de l’islamisme en Algérie ne tient pas la route puisque, explique-t-il, «les plus grands marchés de l’informel sont aujourd’hui détenus par des islamistes et des repentis». Sans faire de commentaire sur la liquidation physique du guide libyen, Mouammar El Gueddafi, K. Tabbou est revenu sur la dernière dérive de la journaliste de la Radio internationale qui a comparé le leader Aït Ahmed à El Gueddafi.
Il a conclu son meeting en disant que la différence entre les deux est que «Hocine Aït Ahmed a consacré toute sa vie pour la construction de l’Algérie, contrairement à Mouammar El Gueddafi qui a consacré sa vie à détruire la Libye».

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 23 octobre, 2011 |Pas de commentaires »

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