Archive pour décembre, 2011

Les tunnels de tous les dangers

Tronçon autoroutier Lakhdaria-Larbatache

Les tunnels de tous les dangers

Ouverte à la circulation routière, il y a de cela une vingtaine de jours, en présence d’une «armada» de chefs d’exécutif ayant accompagné le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, l’unique voie du tronçon autoroutier (27 km), allant de Lakhdaria (Bouira) à Larbatache (Boumerdès), met sérieusement en danger la vie des usagers.

Et pour cause : les deux tunnels implantés dans les communes de Bouderbala et de Bouzegza ont été livrés avec de grandes lacunes au niveau des équipements de sécurité. Ni le système de ventilation et d’aération ni les panneaux de signalisation électroniques n’étaient visibles au niveau des deux tunnels longs de plusieurs kilomètres, a-t-on constaté sur place.
Les usagers de la route, particulièrement la RN5 qui relie l’est du pays à la capitale, peuvent emprunter la voie à partir de l’échangeur de Lakhdaria. Le ministre des Travaux publics avait déclaré à l’ouverture de ce tronçon que l’autre voie sera ouverte à la circulation à la fin de l’année en cours. Mais des spécialistes et experts en travaux publics que nous avons consultés affirment bien autre chose. Nos interlocuteurs indiquent que cette voie ne sera pas livrée d’ici le mois de juin prochain.

Il y a lieu de rappeler que le ministre ayant effectué une visite d’inspection à Bouzegza, le 5 juillet de l’année écoulée, avait annoncé ce jour-là que ce tronçon autoroutier sera ouvert en novembre 2010. L’entreprise chinoise Citic-CRCC, en charge du projet, n’ayant pas respecté ses engagements, le ministre avait, à chaque fois, trouvé des circonstances atténuantes en justifiant les retards et en promettant de mettre les moyens de pointe pour contourner les obstacles générés par le relief accidenté de cette région montagneuse.
Présenté comme un trophée et la journée de son inauguration ayant été qualifiée d’«historique», le premier tunnel traversant la commune de Bouderbala, sur plus de 1,2 km, cause des désagréments à des centaines d’automobilistes. L’ouverture de ce tronçon devrait, comme l’a promis le ministre, décongestionner et désencombrer plus de 80% du trafic routier de la RN5.

«Les automobilistes pourront désormais faire l’axe Lakhdaria-Dar El Beïda (Alger) en une dizaine de minutes», comme il l’a maintes fois déclaré. Il n’en demeure pas moins que son ouverture semble bien prématurée et obéir à des considérations autres que techniques. Les usagers empruntant cette route courent en tout cas un grand risque, notamment quand ils empruntent les tunnels.
Jeudi dernier, lors de la tournée qui nous a conduits jusqu’à la limite de Khemis El Khechna, dans la wilaya de Boumerdès, nous avons pu avoir une idée du danger qui guette les passagers. A l’intérieur des tunnels, notamment celui de Bouderbala, la fumée des gaz d’échappement réduit considérablement la visibilité. Le système de ventilation est inexistant. La majorité des lampadaires ne fonctionnent pas. L’axe est emprunté par un nombre important de véhicules légers, puisque les poids lourds et autres de transport de produits inflammables ne sont pas autorisés à y accéder. Les automobilistes, dont nous avons recueilli les avis, ne cachent pas leur inquiétude.
Les tunnels sans équipements de sécurité
Samir, un automobiliste en provenance de Jijel, juge qu’«il n’y a aucune différence entre ces tunnels et celui traversant la commune de Kherrata (sur la route reliant Sétif à Jijel). C’est un véritable danger. Aucun système d’aération n’existe. Les extracteurs de fumée et les équipements anti-incendie sont invisibles». Et à Boualem, un usager de Bouira, de s’interroger : «Je me demande pourquoi ils ont procédé à l’ouverture de ce tronçon, alors qu’ils savent bien que ces deux tunnels peuvent endeuiller des familles. Que faire en cas d’accident à l’intérieur de ce tunnel ?» Cet avis est partagé par les ingénieurs et les experts en travaux publics que nous avons consultés. «Les tunnels sont encore en chantier. Ils ne répondent pas aux normes requises», nous dira un ingénieur sous le couvert de l’anonymat, travaillant pour le compte de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) de Bouira. Notre interlocuteur a tenu à préciser également que «la mise en service des tunnels dépend de l’aval d’une commission technique composée de 18 membres dont la Protection civile, les services de sécurité, des experts et autres, et ne relève pas du ministre ou même du président de la République». Selon lui, la décision d’ouverture de ce tronçon est purement politique. Avant d’insister qu’il est urgent et impératif de le fermer ou de procéder dans l’immédiat à l’installation d’unités de la Protection civile, à l’entrée et à la sortie des tunnels pour intervenir en cas d’incendie ou d’accident. «Ils ont pris un grand risque. En cas d’incendie, les automobilistes sont piégés», avertit le spécialiste. Et de rappeler que les équipements de sécurité des tunnels, comme l’éclairage, les extracteurs de fumée et les équipements anti-incendie sont obligatoires.

 

Le ministre Amar Ghoul a-t-il consulté la commission technique
Tout porte à croire que les pouvoirs publics, à leur tête le département de Amar Ghoul, ont procédé à la livraison des deux tunnels sans recourir à cette commission.
Notons que le directeur de l’Agence nationale des autoroutes (ANA), M. Guergour, que nous avons interrogé au sujet de cette affaire, n’a pas voulu se prononcer, arguant qu’il n’est pas habilité à fournir des informations à la presse. A la base-vie de l’entreprise Citic-CRCC sise à Lakhdaria, chargée des travaux de réalisation de la deuxième voie, aucun responsable, y compris le chef de projet, n’étaient présents lors de notre passage. «Ils sont sur le chantier», nous dira un fonctionnaire. Ce dernier avoue que «la décision d’ouverture de ce tronçon en chantier ne dépend ni de chef de projet ni encore de l’entreprise». Et de déclarer au sujet des équipements de sécurité que l’entreprise chinoise vient de signer un contrat avec la société allemande Schneider qui sera chargée de ce volet. Mais, selon lui, les Allemands ont refusé de procéder à l’installation de ces équipements sous prétexte que les travaux ne sont pas encore achevés.
A en croire notre interlocuteur, d’importants glissements de terrain ont été localisés le long de ce tronçon, notamment au niveau du PK127.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 25 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

Scandale à la badr de Aïn Bessem (Bouira)

Des cadres de la banque accusés de détournement

Des cadres de l’agence de la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR) de Aïn Bessem, dans la wilaya de Bouira, et des bureaux d’études en prestations agricoles sont accusés dans une affaire de détournement et de dilapidation des deniers publics.

Les mis en cause ont été auditionnés hier par le procureur de la République puis par le juge d’instruction près le tribunal de Aïn Bessem, apprend-on de sources judiciaires. Ils sont impliqués, selon les premiers éléments d’information, dans une affaire de détournement de matériel agricole destiné à l’élevage bovin et ovin. D’autres anomalies ont été également découvertes par les services de sécurité dans la gestion des dossiers relatifs au financement de ces projets. Un nombre important de vaches laitières importées aurait été détourné. Initialement, ces vaches, qui devaient être livrés à des agriculteurs de la région, ont fini sur les étals des bouchers.

Notre source, qui n’a pas communiqué le nombre exact des bêtes sacrifiées et le matériel en question, avoue que la facture d’importation se chiffre en milliards de centimes. Les fonctionnaires et les fournisseurs impliqués dans ce scandale, qui sont accusés de falsification de documents, auraient délivré de faux procès-verbaux et attestations de réception de ces vaches laitières et de l’équipement agricole importé par des agriculteurs de la région. L’enquête pourrait toucher également des membres de la direction des services agricole (DSA).
Contacté à ce sujet, un responsable au niveau de la Badr de Aïn Bessem a déclaré qu’aucune anomalie n’a été constatée dans les dossiers. Notons qu’aucun responsable de la direction du groupe régional d’exploitation (DGRE) de la BADR de Bouira n’a voulu nous répondre. Il est utile de souligner que le recours à l’importation des vaches laitières a été décidé par l’Etat après qu’une pénurie de lait ait été enregistrée à travers tout le pays.

Le département de Rachid Benaïssa a donc décidé d’importer 300 000 vaches laitières avec une productivité de 4000 litres/vache/an, de Hollande, de Suisse, d’Allemagne et d’Autriche. La race autrichienne Fleckvieh (pie rouge) est très prisée, car elle s’adapte aux conditions climatiques de notre pays. Les importateurs bénéficient, dans le cadre du dispositif de soutien agricole initié par l’Etat, d’une réduction de 17% sur la taxe de valeur ajoutée (TVA) une fois les vaches et le matériel importés réceptionnés. Une autre enquête est ouverte par les services de sécurité au niveau de la même agence ; elle concerne le dossier relatif à l’importation de batteries pour l’élevage des poules pondeuses.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 13 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

A propos du Gala de Cheb Khaled

Le wali de Bouira met les points sur les «i»

La manière avec laquelle le wali de Bouira, Ali Bouguerra, a défendu la venue de Khaled à Bouira est celle d’un homme politique qui défend son programme.

C’était à l’occasion de l’installation, dimanche dernier, de l’inspecteur général de la wilaya et du DRAG (Direction de la réglementation et des affaires générales), ainsi que du nouveau chef de daïra de Sour El Ghozlane que le wali de Bouira a animé un point de presse et qu’il est revenu sur le spectacle organisé jeudi dernier au stade olympique de la ville et dont le clou de la soirée était Cheb Khaled. Visiblement en colère à l’égard de certains titres de presse, le premier responsable de la wilaya est revenu longuement sur l’histoire du cachet de l’artiste qui a fait couler beaucoup d’encre.

«Ce sont les sponsors qui ont financé ce gala. Il faut donc savoir ce qu’est un sponsor et le rôle financier qu’il apporte. La wilaya n’a donné aucun sou pour cette soirée», a-t-il répliqué. Selon lui, la somme réunie par les sponsors est d’un milliard 300 millions de centimes. «En quoi Khaled dérange-t-il à Bouira ?»,  dira le wali. «Pourquoi toute cette haine et cette campagne médiatique  envers l’artiste. Ce n’est ni un islamiste, encore moins un homme politique», dira encore le wali qui voulait défendre le chanteur. C’est une attaque à peine voilée envers les islamistes, qui, faut-il le préciser, se sont opposés dès l’annonce de la venue de l’artiste à Bouira.

Des attaques reprises notamment à travers certaines colonnes de la presse. Le premier responsable de la wilaya enchaîne : «100 milliards de centimes ont été débloqués par le ministère de tutelle pour l’équipement des mosquées et la réalisation d’autres lieux de culte dans la région.» En outre, il a annoncé à «ses détracteurs» que d’autres spectacles du genre auront lieu au niveau de la wilaya. «Nous avons dans notre agenda le chanteur Idir, Allaoua et Takfarinas et on va tous chanter Roza Roza», confirme-t-il. A propos de Takfarinas, le premier responsable a avoué que c’est l’artiste lui-même qui a contacté la wilaya afin de le programmer «et on le fera !», dira-t-il encore.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 6 décembre, 2011 |1 Commentaire »

Bouira. Idir, Allaoua et Takfarinas prochainement en concert

Après le passage remarquable de la star du raï, le King Khaled à Bouira, c’est au tour des autres vedettes qui vont animer des spectacles.

C’est ce qu’a déclaré le wali de Bouira, Ali Bouguerra lors d’un point de presse. «Nous avons, dans notre agenda, les chanteurs Idir, Allaoua et Takfarinas», a-t-il dit. Pour ce qui est de Takfarinas, le wali a avoué que «c’est l’artiste lui-même qui a pris attache avec la wilaya afin de le programmer et on le fera avec grand plaisir», enchaîne-t-il. Sans donner la date exacte de ces concerts, le wali a confirmé que la programmation de ces spectacles est inscriet dans le cadre de la relance de l’activité culturelle à Bouira. «Notre objectif est de faire de notre wilaya un pôle culturel», précise-t-il.

Amar Fedjkhi

Publié dans:actualité |on 6 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

Les élus locaux dans la tourmente

La majorité des siéges d’APC que compte la wilaya de Bouira (45 communes) ont fait l’objet de fermeture par des citoyens depuis le début de l’année.

En outre, les principales routes, à savoir la RN5, RN26, RN8 et la RN18 ont été également bloquées par des citoyens en guise de protestation contre la dégradation des conditions de vie. A Bouira, pour se faire entendre, les citoyens ne croyant plus aux discours des élus, occupent et investissent la rue. Certes, ces mouvements de protestation laissent penser que rien ne se fait dans les communes pour améliorer le quotidien des populations. Des critiques mettent souvent à nu la gestion aléatoire dans des secteurs de la wilaya de Bouira, en désignant particulièrement les secteurs de l’hydraulique et des travaux publics, pour les problèmes de pénurie d’eau et de dégradation du réseau routier.

Les revendications de la population sont presque les mêmes. Pénurie d’eau potable, dégradation des routes, absence de gaz naturel et d’éclairage public, etc. Les villageois ont maintes fois exprimé leur colère et dénoncé la politique de bricolage des élus locaux. Ainsi, durant ce mandat entaché de protestations citoyennes, un président d’APC avait jeté l’éponge en quittant son siége. Il s’agit du l’ex-maire de Sour El Ghozlane, qui aurait motivé sa décision par son désaccord avec certains élus de l’APC et la pression exercée sur lui par la population locale. Par ailleurs, des élus n’ont pas été épargnés par des poursuites judiciaires engagées par l’administration ou dénoncés par les membres de l’assemblée, pour motif de mauvaise gestion. D’autres élus ont fait l’objet de retrait de confiance dans leurs assemblées.

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 5 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

Concert de Cheb Khaled à Bouira

 

Le deuxième gala en terre kabyle

   	Le king du Raï s'est produit à Bouira.

L’émotion était à son comble, dans un stade archicomble, ouvert à des milliers de jeunes et moins jeunes, pour s’extasier et écouter pour la première fois en live le concert historique animé, jeudi soir, au stade olympique Rabah Bitat de Bouira, par le roi de la chanson du raï, Cheb Khaled.

L’artiste a animé un gala exceptionnel, historique et mémorable, le deuxième sur une scène kabyle, après celui de l’année écoulée dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ils étaient des milliers à assister à ce grand spectacle. Le concert du Khaled a drainé plus 10 000 personnes, selon les estimations des organisateurs. D’ailleurs, il était impossible de gérer l’afflux du public, n’était la présence d’un impressionnant dispositif sécuritaire, (plus de 1000 policiers mobilisés) à l’intérieur et à l’extérieur du stade. Jeudi soir, c’était une immense foule qui a envahi le stade olympique Rabah Bitat, et ce, pour assister au concert de Cheb Khaled. Le public présent a vécu de véritables moments de folie et d’hystérie avec le «le roi du raï».

La ville de Bouira a vibré donc durant deux heures à cette occasion au rythme du raï qu’interprétait l’artiste avec son groupe conduit par le maestro, le chef d’orchestre Berkane Kouider. A vrai dire, Cheb Khaled ne s’est pas déplacé pour rien à Bouira. C’était une occasion pour lui de vérifier de près et de confirmer sa popularité dans cette wilaya. Dès son entrée sur scène et jusqu’à la fin du concert, ses fans ne cessèrent de hurler son nom et de l’acclamer. Notons, par ailleurs, que plusieurs fans de l’artiste étaient venus également des autres wilayas, notamment du centre du pays,  pour ne pas rater un tel événement.

Ce spectacle restera sans aucun doute gravé dans la mémoire des Bouiris. Khaled a interprété plusieurs tubes de son riche répertoire l’ayant propulsé au rang des stars mondiales, comme Trig lycée, Chebba ya chebba, Yana el arbi delali ould nakhla oua t’mar, El Harba win, Ana likouatni la liberté, Swits Rwits, Melha melha Zerga, Wahrane, Aïcha et Didi, et bien d’autres tubes qui ont excité ses fans qui dansaient et répétaient à gorge déployée ses chansons. Il est à souligner que l’événement était placé sous le haut patronage du wali de Bouira et que beaucoup d’opérateurs économiques ont sponsorisé ce concert. Cependant, beaucoup se sont interrogés sur la non-association de la direction de la culture  à cet événement, alors qu’il s’agissait-là d’un événement culturel. On ignore les raisons de cette sanction infligée par le premier responsable de la wilaya à l’égard des responsables du secteur.

Un officier de police interdit l’accès aux journalistes

Des journalistes de la presse écrite se sont vus interdits, par un officier de police, de couvrir la conférence de presse animée par l’artiste Khaled après la fin de son spectacle, au niveau de la loge du stade Rabah Bitat. Seule une équipe de l’ENTV et une autre de la radio régionale de Bouira étaient autorisées à assister à cette conférence.

L’officier, usant d’un vocabulaire vulgaire envers les journalistes, qui étaient pourtant nombreux, a ordonné aux policiers de constituer un cordon pour empêcher les journalistes d’accéder à la loge. «J’ai des instructions fermes, aucun journaliste de la presse écrite ne mettra les pieds dans la salle», dira-t-il.

Selon des échos, cette instruction des organisateurs est une manière pour éviter aux journalistes de connaître le montant du cachet de l’artiste. Selon des sources crédibles, le cachet de l’artiste Khaled à l’occasion de son spectacle à Bouira est de 100 000 dollars, (10 milliards de centimes).

Amar Fedjkhi
Publié dans:actualité |on 3 décembre, 2011 |Pas de commentaires »

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