Ath Laâziz : Les transporteurs en grève Quelque 103 transporteurs assurant les différentes dessertes entre Bouira et les localités D’Ifhoudhien et Malla, dans la commune d’Ath Laâziz, sont entrés dans un débrayage illimité depuis hier.

Cette action fait suite à la décision de la direction des transports de la wilaya, leur enjoignant de changer leur arrêt en le déplaçant de la gare routière à un autre site sis à côté des hangars de l’ex-Eriad. Laquelle mesure ayant suscité la colère des transporteurs qui ne veulent pas de cet endroit. Du côté de l’administration, on justifie cette décision par le lancement des travaux d’aménagement du côté de l’ancien arrêt. Les grévistes ont ainsi observé, durant la matinée d’hier, un rassemblement au niveau de la localité de Draâ El Khemis. Une action qui en appelle d’autres à en croire les contestataires qui menacent de recourir à des actions musclées si les autorités campent sur leur position de ne pas les réintégrer dans leur ancien stationnement.

Notons, par ailleurs, que le mot d’ordre de grève a été suivi par d’autres transporteurs assurant les dessertes vers les localités d’Iaâlwachen, Bezzit-bas et Ighil Boumouren. « Pourquoi les autorités nous privent de notre arrêt alors que certaines localités en ont deux », dira un gréviste. « Nous n’accepterons jamais cet arrêt », lancent-ils à l’unanimité. Notons enfin qu’une délégation représentant les grévistes s’est rendue au siège de la direction des transports pour débattre de ce problème, mais aucun responsable, apprend-on, ne l’a reçue.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Après les dernières précipitations : Satisfaction des agriculteurs Les pluies qui se sont abattues au courant de cette semaine ont été particulièrement bénéfiques pour l’agriculture au niveau de la wilaya de Bouira.

En effet, cette aubaine a été fort appréciée par les agriculteurs qui se réjouissent après avoir cru, à un moment donné, que la sécheresse s’installait dans la durée. Ces pluies évacuent le risque de sécheresse. Les fellahs affichent depuis quelques jours une mine joviale, et souhaitent que cette année soit meilleure en matière de pluviosité, et bien sûr de rendement de la prochaine saison. Ainsi, nous apprenons que cet apport pluviométrique a permis un niveau de remplissage conséquent des barrages et autres retenues collinaires que compte la wilaya. C’est le cas, entre autres, du barrage Lakhal, dans la daïra d’Aïn Bessem, ayant engrangé un volume appréciable. D’une capacité de 30 millions de mètres cubes, l’ouvrage en question a atteint la zone rouge l’été dernier. Une situation, rappelons-le, qui a provoqué une pénurie d’eau à travers plusieurs localités alimentées à partir de cet ouvrage. Les services de la direction de l’hydraulique qui n’ont pas encore estimé le niveau de remplissage au niveau des trois barrages de la wilaya, à savoir celui de Oued Lakhal, Tilesdit et Koudiat Acerdoune, rassurent tout de même quant à la disponibilité de l’eau à ce niveau. Laquelle disponibilité a été rendue possible grâce aux dernières chutes de pluie.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 14 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Djebahia : Des agents de sécurité réclament leurs salaires Les agents de sécurité travaillant pour le compte de la société de gardiennage Sag-Essalem, chargée de la protection du viaduc de Oued Rekham et du tunnel de Aïn Chriki, dans la localité de Djebbahia (nord de Bouira), sont montés au créneau pour demander le règlement des arriérés de salaires cumulés depuis 4 mois.

En effet, ces travailleurs entrés dans un mouvement de grève depuis près de deux semaines, ont observé plusieurs fois des sit-in sur les lieux de leur travail. Cependant, nous apprenons que les responsables de l’entreprise, qui se sont déplacés à la fin de cette semaine sur les lieux, ont déclaré aux grévistes que l’employeur a procédé au virement des salaires de tous les travailleurs, ce que les travailleurs contestataires récusent. Du côté de l’inspection de travail, nous apprenons qu’une délégation représentant cet organisme s’est rendue sur place pour tenter de réconcilier les deux parties en conflit, ce qui n’a pas été possible, selon nos sources qui précisent qu’aucun compromis n’a été trouvé.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 11 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Lakhdaria : 2 militaires tués et 5 autres blessés Une bombe de fabrication artisanale a explosé, avant-hier, vers 18h, au lieudit Tararah, 10 km au nord-ouest de la commune de Guerrouma, à la frontière des wilayas de Bouira et de Médéa, blessant cinq militaires et tuant sur le coup deux autres, a-t-on appris de sources concordantes.

L’engin, qui aurait été, selon des informations, actionné à distance, a causé, par ailleurs, des dégâts matériels à un camion de l’ANP. A noter que les forces combinées sont engagées dans une opération de ratissage de grande envergure déclenchée il y a de cela une semaine dans les monts de la région de Boukram. Les militaires semblent décidés, cette fois, à nettoyer ces maquis de quelques groupes terroristes activant dans cette zone montagneuse. L’opération touchera aussi d’autres régions allant jusqu’au nord de Tablat dans la wilaya de Médéa, avons-nous appris de sources sûres.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 11 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Bouira : Le match Égypte-Algérie sur écrans géants

Sous le slogan « Tous avec l’équipe nationale, notre but c’est le mondial », et afin de permettre au large public de suivre en direct la rencontre qui opposera les Verts aux Pharaons ce samedi 14 novembre, comptant pour la dernière journée des éliminations combinées, Coupe du monde et Coupe d’Afrique des nations, l’ODEJ de Bouira et comme à l’accoutumée, programmera la projection de cette importante confrontation sur des écrans géants Data-Show. En effet, selon des responsables de l’ODAJ, quelque 27 sites sont programmés à cette occasion. Les écrans géants seront installés dans plusieurs sites entre places publiques et établissements de jeunes à travers les communes de la wilaya, dont les daïras de Bouira, Sour El Ghozlane, M’Chedallah, Lakhdaria, Aïn Bessem, El Hachimia, Kadiria.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 8 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

Bouira : Les ouvriers algériens écrivent à Bouteflika Le collectif des ouvriers algériens, quelque 500 travailleurs, exerçant au niveau du groupement chinois Citic-CRCC, chargé des travaux d’un important tronçon autoroutier allant de la commune d’Al Adjiba, à l’est de Bouira, à la limite est de la wilaya, ont interpellé le chef de l’Etat pour qu’une solution soit apportée à leur situation.

Dans une correspondance adressée au premier magistrat du pays, les travailleurs soulignent que « depuis le lancement des travaux dudit tronçon, des problèmes complexes ont surgi et pesé sur le déroulement des travaux, notamment ceux ayant trait à l’organisation de la relation de travail ainsi que les problèmes annexes ». Il est utile de souligner que les mêmes travailleurs ont à maintes reprises procédé à la fermeture de la base vie du groupe chinois pour réclamer leurs droits socioprofessionnels. Ainsi dans la même requête, le collectif affirme que les travailleurs ont eu à subir toute la charge physique et psychologique et subissent quotidiennement et continuellement, ajoutent-ils, le mépris effréné de la part des chefs chinois désignés à commander les équipes d’ouvriers. Les contestataires confirment que plusieurs de leurs collègues ont été « agresser physiquement sur les lieux du travail ». D’autre part, dans un autre registre, les ouvriers algériens indiquent que parmi les problèmes clés, ceux ayant trait à l’établissement des bulletins de paie sans rapport réel avec le volume d’heures de travail effectif. En outre, ils précisent au président « qu’après maintes mouvements de protestations, la direction du groupe a usé d’une fuite en avant en tentant de dresser les travailleurs les uns contre les autres par l’octroi d’un congé de compensation spécifique pour les travailleurs ». Tout comme il ont dévoilé que dix cas d’agression physique ont été enregistrés sur le chantier et 200 cas de contentieux judiciaires près le tribunal de Bouira. A la fin de la requête, ils sollicitent l’intervention du président de la République pour trouver une solution.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 4 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

reportage

Wilaya de Bouira : Sour El Ghozlane perd son prestige d’antan En ce début d’automne, notre destination a été pour le sud de la wilaya de Bouira, précisément la ville de Sour El Ghozlane, à 35 km du chef-lieu de wilaya. Pour s’y rendre, deux chemins s’offrent au visiteur : la RN8 passant par Bouira, Bir Ghbalou, et continuant vers la wilaya de M’sila. Le deuxième itinéraire est celui du CW127reliant Bouira à Sour El Ghozlane.

Une route très fréquentée par les camions de gros tonnage. Il est bon de préciser que ce chemin a enregistré plusieurs accidents, en raison de la densité de son trafic. Le dernier en date, remonte à la veille de l’Aïd, lorsque un camion de gros tonnage avait percuté de plein fouet une voiture de marque Peugeot 404, causant la mort au conducteur et des blessures graves à son fils. En dépit des travaux d’aménagement qui ont été effectués, récemment par la direction des travaux publics, les usagers de cette route continuent à revendiquer son extension. Pour nous, notre choix a été pour le plus court. Et nous voilà, lancé sur le CW127 en compagnie de Salah, un jeune âgé de 35 ans qui connaît la région comme sa poche.

En cours de route, notre guide ne pouvait guère s’empêcher de discourir sur la situation qui prévaut aujourd’hui dans cette région historique qu’il connaît bien. « A Sour El Ghozlane, les habitants endurent le calvaire généré par une situation de crise ». Sur un ton des plus pathétiques, il dira « la population manque de tout. Des familles continuent de déserter les villages, pour aller s’installer ailleurs, dans les grandes villes ». La ville, selon lui, a perdu même son tissu industriel. Avant de lancer « vous allez voir. Vous découvrirez, par exemple, du côté de l’usine de ciment, la première en terme de production à l’échelle nationale, le ciment est toujours cher… » Notre interlocuteur n’a pas manqué de révéler qu’un grand trafic règne à ce niveau. Il ajoute que même l’agriculture se développe à peine et la plupart des habitants abandonnent leurs terres à la moindre occasion d’aller se fixer ailleurs. A la rentrée de la commune d’El Hachimia, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bouira, un point d’eau attire notre attention. Une source d’eau jaillisse en pleine nature.

Plusieurs carrières d’agrégats y sont implantées dans les alentours. Une dizaine de véhicules s’arrêtent. Ils s’approvisionnement en eau. « Les habitants de quelques villages s’alimentent à partir de cette source, ils souffrent eux aussi du manque d’eau », précise notre guide. Plusieurs citoyens rencontrés, venant des différents quartiers de la ville de Sour El Ghozlane affirment « dans nos quartiers, les robinets sont à sec, et les familles sont confrontées quotidiennement au manque d’eau depuis presque une quinzaine de jours. L’eau est douteuse, elle est de couleur jaunâtre dans les robinets ». Il est 10 heures. Nous voilà en ville. Sour El Ghozlane ne tire toujours pas ses habitants de leur torpeur. Alors que les températures ont baissé, mais le climat annonce d’ores et déjà une autre journée difficile pour les citoyens. Chômage, manque de structures pour les jeunes, délinquance, exode se sont généralement les mots qui reviennent sur toutes les lèvres des dizaines de citoyens interrogés. Leur témoignage prouve que la vie dans cette ville est aussi intenable que dans les localités rurales.

Sur les ruines de l’antique Auzia Evoquer le nom de Sour El Ghozlane, c’est se rappeler de ses ruines, ses sites historiques, la muraille avec ses bastions. La ville qui a enfanté les poètes Djamel Amrani, Kadour M’hamsadji et Arezki Metref. Tous ces poètes, auteurs, sont originaires de cette ville qui est plongée maintenant dans l’oubli et le marasme, comme l’attestent certains, et dans le bricolage confirment d’autres. Une tournée en ville, suffit pour vérifier l’authenticité de ces propos : il s’agit bien là, d’une vision hideuse qu’offre les différents quartiers de la ville construite sur les ruines de l’antique Auzia. Nous sommes dans la grande rue, on peut apercevoir, quelques échantillons de vestiges et leurs inscriptions latines. Le siège de l’APC, celui de la BDL et autres infrastructures datant de l’ère coloniale la flanquent de part et d’autre. Quelques heures plus tard, des gens commençaient à affluer, venant des autres quartiers, pour faire leurs courses. Des enfants venus des autres communes exposent leurs marchandises à l’instar de la figue de barbarie. « Nous sommes venus de Haïzer. Chaque matin, mon oncle nous dépose ici et il revient le soir pour nous récupérer, ça marche bien. Les gens aiment ce fruit. 100 DA le kg ». Les trottoirs sont squattés par des vendeurs ambulants, notamment au niveau de la place publique. Interrogés, de nombreux habitants répondent « il s’agit la, d’une anarchie ».

Un autre problème accentue de plus en plus la vie de quelque 53 000 âmes, c’est celui relatif à la pénurie d’eau potable. Sur ce, de nombreux habitants affirment qu’il s’agit de l’eau sale qui coule dans les robinets. Nous avons constaté de visu que l’eau est d’une couleur jaunâtre. La direction de l’Algérienne des eaux avait précisé que l’eau du barrage de Oued Lakhal est potable. Mais, les habitants « c’est impossible de consommer cet eau ». Par ailleurs, et certes, l’avis partagé par de nombreux citoyens de la ville, à Sour El Ghozlane aujourd’hui, force est de constater que la drogue, délinquance et autres fléaux gangrènent leur ville. Cette situation est due, selon nos interlocuteurs, aux conséquences du chômage. Sour El Ghozlane est une ville riche en sites archéologiques et ses vestiges datant de plusieurs époques. Pendant notre virée au niveau de l’ex- caserne datant des années 1800, notre guide nous affirme que plusieurs lieux sont transformés en lieux de débauche.

A l’ex-caserne par exemple, nous constatons de visu, des cannettes de bière et autres boites d’alcool éparpillées partout, dénaturant les lieux, elles font partie de son décor. Cet espace de quelque sept hectares abandonné, livré, occupé, par des délinquants, précisent-ils. « Difficile de circuler à la tombée de la nuit, puisque le risque d’agression n’est pas à écarter, des fois les éléments de la gendarmerie passent mais rien n’a changé », lance un jeune de passage. La situation est toujours la même. D’ailleurs, l’année dernière, nous avons rapporté dans l’une de nos éditions, la situation qui prévaut à ce niveau. Une année après le constat, la situation est toujours la même. Les quelques passants que nous avons rencontrés sur place dénoncent d’une voix unanime, cette situation accusant les pouvoirs publics de ne pas prendre les mesures qui s’imposent, « pourquoi ne se décident-ils pas à exploiter ce site ». Il est important de souligner, qu’au niveau de la direction de la culture de Bouira, un projet avait bel et bien été prévu pour l’exploitation dudit site, mais le lancement des travaux de restauration de tous les sites historiques traînent. Les responsables du secteur de la culture arguent le fait qu’il y a un manque de bureaux d’études qualifiés. Mais la situation est urgente au niveau de ces vestiges qui se dégradent de jour en jour.

Le chômage gagne du terrain

Ils ne savent plus quoi faire, ils sont de plus en plus nombreux, diplômés des universités ou sans niveau d’instruction. Les jeunes dont les langues se délient peu à peu, mis en confiance par notre approche, racontent leur calvaire. Rencontrés dans une cafeteria de la ville, le seul sujet qu’ils évoquent avec un mélange de fierté et de tristesse, c’est celui relatif à leur équipe de football. L’entente sportive de Sour El Ghozlane qui se bat dans des problèmes énormes. « Nous souhaitons avoir notre équipe en Nationale II, l’année prochaine, et de retrouver sa place en Nationale I, c’est notre objectif », nous dira Kouider, membre de l’association ESG. Un club, pour rappel, qui a enfanté de bons joueurs, à l’image de Lamouri Djediat qui a fait les beaux jours de l’Entente de Sétif et de l’Equipe nationale. Pour le reste, c’est sur un ton désabusé qu’ils ont observé : « Ceux qui sont pistonnés « liândhoum lektaf » ont décroché un poste d’emploi aux niveau des deux entreprises, soit la cimenterie ou Enad, mais pour nous, la seule alternative qui nous reste et à d’autres jeunes sans appui, sans relations dans cette société fondée sur l’inégalité sociale et la force, c’est d’aller voir ailleurs », lance un jeune de 25 ans. Face à cette situation lamentable et combien néfaste, s’insurge notre interlocuteur, une jeunesse fragilisée et livrée à elle même. Ainsi, la drogue. Chira, c’est le seul mot qui revient sur les lèvres de ce groupe de jeune rencontré aux alentours de la maison de jeune.

Les stupéfiants font beaucoup de ravages et des fois, ils sont vendus le plus normalement du monde en ville. « Les dealers sont partout à Sour El Ghozlane », affirme un jeune de 18 ans. Dans les quartiers, ou au niveau de l’ex-caserne et la pépinière, des jeunes s’adonnent à la drogue et autres stupéfiants sans la moindre gêne. « Ce n’est pas la marchandise qui manque chez nous, nous dira-t-il. Avec 50 DA je voyage ou je veux, l’ami. Que voulez-vous, c’est la misère qui nous y incite. Je ne travaille pas. Je n’y suis pour rien donc. Décrocher un poste permanent devient un miracle pour nous. Ecrivez que nous ne vivons plus, que nous sommes abandonnés à nous-mêmes sans espoir de nous en sortir », en colère, enchaîne un autre.

A défaut, d’infrastructures de taille « les jeunes dégoûtés s’adonnent à la drogue », s’inquiète un habitant, la soixantaine. Pour atténuer la situation de crise endémique, existant au niveau des autres communes relevant de la daïra de Sour El Ghozlane, les pouvoirs publics ont mis depuis presque une dizaine d’années en œuvre une politique de développement des zones rurales. Il s’agit entre autres, de projets inscrits dans le cadre des différents dispositifs, PPDR, et le PER11 qui touchent essentiellement les communes les plus déshéritées, notamment celles situées au sud de Bouira à savoir Ridane, Mamoura, Tagedit et Hadjra Zerga. Le PER II, projet d’emploi rural est cofinancé, pour rappel à 80%, par la Banque mondiale. En somme les habitants de Sour El Ghozlane, souhaitent que les pouvoirs publics aillent plus loin encore dans leur souci d’amélioration des conditions de vie de leurs quartiers et cela, par le lancement de projets structurants, notamment ceux destinés à la jeunesse.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 3 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »

prostitution

La prostitution à Bouira : Filles de joie… la joie de qui ? À Bouira, comme partout dans le pays, le plus vieux métier de l’humanité, la prostitution, semble bien s’approprier, chaque jour, de nouveaux espaces, quand bien même clandestins. La dégradation des mœurs prend ainsi son envol avec néanmoins des proportions pour le moins inquiétantes.

Pourtant, pour le commun des citoyens de Bouira, capitale du Hamza, connue pour le conservatisme de ses habitants, parler de prostitution demeure un sujet équivoque, pour ne pas dire tabou. Peut-être des cas rares ? Qui sait ? Mais la plupart des personnes interrogées répondent par la négative, eux qui tentent généralement de dissimuler leur gène à la simple évocation du sujet. « Je ne pense pas qu’il y ait des endroits notoirement connus de débauche ; sauf qu’il se peut que les travestis ne le fassent discrètement. Cela peut se produire dans les endroits isolés et/où dans des hôtels qui puissent accorder quelques largesses à leurs clients », nous dira un citoyen rencontré à la place de la ville de Bouira. Dès les premières démarches que nous entreprîmes, l’enquête que nous avons engagée nous paraissait irréalisable. Mais, les échos que nous avons eu dans certains milieux, nous ont amené à ne pas lâcher prise. Le sujet mérite bien d’être traité. Que faire pour pouvoir enfin délier les langues et pouvoir percer le mystère ! Notre enquête nous emmène dans les différentes régions de la wilaya, les milieux défavorisés en premier chef, avant d’aller fouiner du côté des enseignes hôtelières et des zones touristiques réputées. Pour être sûrs de l’aboutissement de nos efforts, il faudra bien avoir une clef. Laquelle ? Un guide bien connu du milieu, mais surtout-pourquoi pas-une pro issue du milieu. Ainsi, nous faisons la connaissance de Lilia, un pseudo qu’elle a choisi elle-même pour éviter de décliner son vrai nom. Celle-ci se propose de nous accompagner lors de notre tournée dans le milieu.

« Trendif », au menu des pizzerias…

Lilia nous propose d’emblée, une virée au niveau des grands quartiers de la ville de Bouira. Les pizzerias : un lieu prisé des chercheurs de plaisirs. Selon le témoignage de notre guide, c’est là que les filles « de joie » se rencontrent et se passent le mot quant à d’éventuelles sorties « fructueuses » à négocier avec les « clients ». Pour notre interlocutrice « les pizzerias offrent un endroit discret et sécurisé où les vendeuses de charmes peuvent trouver preneurs sans s’exposer au danger. Là, on passe pour des couples légaux, et personne ne s’en fiche, y compris même les propriétaires des lieux qui ne cherchent plus à s’immiscer dans l’intimité des autres, parfois ils ne se rendent même pas compte du manège, dès lors que ce n’est là qu’un lieu de rencontre sans plus. Le reste c’est à l’extérieur », dira Lilia, faisant allusion aux services de sécurités qui, pour rappel procèdent des fois à des descentes et ferment, du coup, quelques pizzerias accusées d’avoir abrité un lieu de vente de boissons sans autorisation et pour avoir abrité un lieu de débauche. La même pratique de « trendif » (prise de rendez-vous) se fait aussi, selon certaines sources dans des endroits insoupçonnables : c’est le cas des hôpitaux, des cybercafés, salons de thé et autres… Le lendemain, nous primes rendez-vous avec notre guide de circonstance à la gare routière de la ville.

Lilia n’était pas seule ce jour-là. Elle se faisait accompagner par deux petites « belles plantes » dont l’âge ne dépasse pas les 25 ans. Asma et Saliha, sont les noms prêtés à ces filles lors de « l’exercice de leur métier ». Visiblement, ces dernières sont novices dans le métier, car si les silhouettes semblent bien se prêter au jeu, l’allure quant à elle trahit une certaine timidité visible dans leurs yeux. Celles-là tentent bien de cacher leur honte, et essayent de justifier leur sort par les problèmes qui les auraient poussées à se livrer à la prostitution. Seul moyen de survivre selon leurs propos, étant sans niveau d’instruction viable et encore moins de familles qui puissent les prendre en charge, ces filles sont convaincues qu’elle n’ont pas d’autre choix que celui-ci. Comme il fallait s’y attendre, leur destination était un salon de thé. C’est là où elles attendent leurs clients. En arrivant, nous avons demandé aux filles de nous laisser seuls, afin de pouvoir mieux observer le manège. En effet, nous n’avions pas tardé à nous apercevoir de l’ampleur de celui-ci. Des jeunes, des gens même âgés, commençaient à y affluer. La pizzeria semblait au fur et à mesure prendre des allures joyeuses. Là, les préliminaires semblent bien ne pas compter. On est bien à l’ère du direct !

Misère sociale

Un jeune, sans ménagement, demande à une jeune fille aux allures coquines, de le suivre tout simplement. La fille rétorque sans sourciller des yeux « oui, mais pas ici à Bouira. Je préfère un endroit discret. Mais, le prix, tu sais combien au moins ? 3000 DA si tu tiens à ce que je reste avec toi plus de trois heures ». Par la suite, notre guide nous explique que ce n’est là que les frais de la « passe », puisque l’on y adjoint ceux du taxi et de la bouf qui sont-évidemment-à la charge du client. Notre interlocutrice précise, comme pour se justifier, que « pour la plupart, nous ne sommes là que pour gagner quelques sous. C’est la misère qui nous a contraintes à vendre nos charmes. Il faut bien savoir, avant de nous condamner, qu’il y a des femmes qui font ça pour subvenir aux besoins de leurs enfants…. ». Drôle de réalité en fait ! Ainsi donc, l’attrait de l’argent demeure, sinon au moins dans une certaine mesure, la cause principale de la prolifération du phénomène dans cette ville où l’absence de maisons closes autorisées ouvre grandes ouvertes les portes devant ces amatrices du plus vieux métier. Celles-ci, pour la plupart, sans activités rentables, divorcées, avec ou sans enfants, et/ou pour d’autres raisons, se trouvent happées par le syndrome de la débauche.

Lorsque l’union sacrée est basée sur des raisons bassement matérialistes, le divorce est vite arrivé, nous expliquent les spécialistes en psychosociologie. « Certes, un couple ne peut pas vivre que de pain et d’eau fraîche, mais l’argent ne doit pas aussi être l’unique préoccupation des femmes », nous explique-t-on, puisque le regret vient souvent après. C’est le cas entre autres de cette fille rencontrée dans un bar à Bouira, et qui nous dira « j’ai fréquenté des gens de tout acabit, j’ai vendu ma chair pour quelques billets, mais qu’ai-je gagné ? Rien, sauf que j’ai passé 46 ans de ma vie pour rien ». « La vie est parsemée d’embûches et d’obstacles, et les plus riches peuvent devenir pauvres demain. Cela ne doit pas pourtant pousser les filles à divorcer, car elles avouent jurer de vivre avec leur mari pour le meilleur et pour le pire », dit un sexagénaire, perdu derrière sa bouteille, que nous avons rencontré dans le coin. En effet, les femmes sont, de nos jours, de plus en plus nombreuses à divorcer après seulement un bout de temps de mariage. Le nombre de divorces est en effet en nette croissance d’année en année dans notre pays, et à Bouira, dans les tribunaux, il ne se passe une audience sans que des affaires de divorce ne soient programmées. L’échec conjugal semble bien n’épargner personne. La débauche vient donc s’y incruster.

Par Amar Fedjkhi

Publié dans : Non classé | le 3 novembre, 2009 |Pas de Commentaires »
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