-Bouira : L’armée ratisse les maquis de Lakhdaria

La traque des groupes terroristes appartenant au GSPC et activant dans les maquis de Lakhdaria, au nord de Bouira, se poursuit. En effet, depuis jeudi dernier, les forces de l’Armée nationale et populaire (ANP) mènent une vaste opération de ratissage à la recherche d’un groupe terroriste qui écume la région montagneuse de Lala Oumessaad et le massif forestier limitrophe avec la wilaya de Médéa.
Les éléments de l’ANP passent au peigne fin toute la région depuis trois jours. Selon des sources, cette offensive a été enclenchée suite aux informations parvenues aux services de sécurité faisant état de la présence d’un groupe armé dans cette zone. Des terroristes auraient fui les maquis de Médéa à la suite d’une opération similaire engagée par les services de sécurité depuis quelques jours. Les mêmes sources indiquent que l’ANP a engagé de gros moyens sur le terrain pour la réussite de cette opération.                                                                                            A.F.

Publié dans : actualité | le 3 avril, 2011 |Pas de Commentaires »


Insécurité à Bouira : Les agressions en hausse



   	Le banditisme prend des proportions alarmantes à Bouira.

zoom | © El Watan

Le banditisme prend des proportions alarmantes à Bouira.

 

Plusieurs actes d’agression, parfois à l’arme blanche, ont été signalés  à travers les localités de la  région.

Le citoyen n’est plus en sécurité dans la wilaya de Bouira, telle est la sentence qui revient sur les lèvres des habitants de la région à chaque fois que ceux-ci émettent un quelconque avis sur la situation sécuritaire régnant ces derniers mois dans les différents quartiers de la wilaya. Ainsi, les résidants des diverses cités du chef-lieu de wilaya vivent dans des conditions de sécurité pour le moins inquiétantes, particulièrement après les évènements de janvier dernier qui avaient émaillé de nombreuses régions du pays. Dans  la ville de Bouira, c’est le règne de bandes de délinquants qui s’acharnent sur des personnes sans défense s’aventurant sur leur territoire. Preuve en est des exemples de plusieurs actes d’agression, parfois à l’arme blanche, signalés en divers endroits.

A la gare routière de la ville, il ne se passe pas un jour sans que l’on n’enregistre un fait du genre. Tout récemment, des individus munis de toutes sortes d’armes, se sont attaqués à une structure hôtelière connue dans la région. A l’appel du propriétaire de l’établissement, selon des sources fiables, les services de sécurité ont intervenu sur les lieux où ils ont eu du mal à maîtriser la situation. Un énergumène, en état d’ébriété, avait même blessé un officier de police au moyen d’une arme blanche.

Inquiétude des citoyens

Ce dernier a été évacué en urgence vers l’hôpital. Devant ce nouveau phénomène d’agressions qui a tendance à se répandre dangereusement, les citoyens ne cachent plus leur inquiétude, conjuguée à une certaine absence de l’Etat. S’il est vrai, comme le sous-entendait un officier de police requérant l’anonymat, que les forces de sécurité ont reçu des instructions pour la retenue et l’apaisement pour diverses raisons, il n’en est pas moins que des abus du genre à faire régner la terreur doivent être réprimés impérativement. Cette violence physique a atteint même les campus universitaires, et celui de Bouira n’en est pas épargné. Il y a quelques jours, une bagarre entre étudiants avait éclaté et des armes blanches, dont des barres de fer, ont été utilisées. De graves blessures ont été engendrées à des étudiants dont cinq ont été évacués vers l’hôpital.

En dénonçant ce fait gravissime, la communauté estudiantine s’est indignée contre la recrudescence de tels actes de violence en milieu universitaire. Comme si cela ne suffisait pas, des vols en tous genres ont atteint, eux aussi, un seuil alarmant dans les quartiers de la ville de Bouira. Le dernier communiqué de la cellule de communication de la sûreté de wilaya a fait d’ailleurs cas de cette escalade, dans cet autre phénomène de méfaits, qui dépassent de simples faits divers. D’ailleurs, deux jeunes mineurs ont été présentés dernièrement devant la justice pour vol par effraction. Une pharmacie avait été visitée par des voleurs en prenant une assez forte somme d’argent et une quantité importante de médicaments.

A Sour El-Ghozlane, des vols et des agressions ont été enregistrés, notamment dans le quartier jouxtant la caserne. Les citoyens ne cessent de faire part de leur inquiétude face à ce phénomène et à la passivité des autorités concernées.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 2 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Week-end

Sour El Ghozlane : L’état de santé des grévistes de la faim inquiète

L’état de santé des 22 ex-contractuels de l’ENAD de Sour El Ghozlane, en grève de la faim depuis deux semaines, s’est gravement détérioré, ces derniers jours, après l’évacuation d’une dizaine de grévistes vers les urgences de l’hôpital de la ville. Lundi dernier, deux tentatives  de suicide ont été enregistrées. Un gréviste s’est aspergé d’essence et avait tenté de s’immoler, avant que ses camarades n’interviennent pour le sauver. Un autre a voulu se jeter du haut de la terrasse de la direction générale. Les éléments de la Protection civile présents sur place sont intervenus et ont réussi à le dissuader. Les pouvoirs publics sont donc interpellés à intervenir au plus vite pour éviter le pire. Par ailleurs, une commission d’enquête, dépêchée d’Alger, s’est rendue sur les lieux pour s’enquérir de la situation des grévistes. La même commission aurait découvert des anomalies sur les procédures de recrutement de ces travailleurs.                                                                                                                                   A.F.

Publié dans : actualité | le 1 avril, 2011 |Pas de Commentaires »

Front social à Bouira : Protestation à l’ENAD de Sour El Ghozlane



   	 Les travailleurs licenciés menacent de durcir le ton .

zoom | © El Watan

Les travailleurs licenciés menacent de durcir le ton .

 

Les protestataires occupent depuis une semaine la terrasse de  l’Entreprise nationale des produits d’entretien et de détergents (ENAD) de Sour El Ghozlane.

Une semaine de protestation vient d’être bouclée par quelque 100 travailleurs contractuels de l’entreprise nationale spécialisée dans la fabrication des produits d’entretien et détergents (ENAD) de Sour El Ghozlane, demandant à être réintégrés en leurs postes de travail.
Toute cette période est passée par ces pères de familles sur la terrasse de la DG de l’entreprise, ce qui n’est pas sans conséquences sur la santé des manifestants. Malgré la gravité de la situation et de l’état de santé de ces travailleurs, les autorités locales et l’administration du complexe affichent une totale indifférence.

Vendredi dernier, il a été évacué plusieurs d’entre eux vers l’hôpital de la ville de Sour El Ghozlane, a-t-on appris sur place. Interpellant le président de la République, ces travailleurs indiquent n’avoir rien vu venir sur le terrain à propos des engagements de Bouteflika à aider la jeunesse. Réaffirmant leur volonté à durcir le ton si leurs doléances ne sont pas prises en charge par les pouvoirs publics, les protestataires dénoncent par ailleurs l’attitude des députés de la région, au nombre de quatre, et qui n’ont même pas daigné leur rendre visite.

Une télévision étrangère s’est rendue sur place dans la journée de vendredi pour s’enquérir de la situation de ces travailleurs protestataires, lesquels affirment leur détermination à poursuivre leur action jusqu’à la mort ou l’aboutissement de leurs revendications. «Nous sommes prêts à tout, car nous ne réclamons que notre légitime droit au travail».
Rappelons que ce mouvement de grogne avait été enclenché à la suite du refus de la direction générale de réintégrer les travailleurs licenciés il y a près d’une année. Plusieurs actions avaient été menées alors. Ils sont au total quelque 522 travailleurs à se trouver dans la même situation. Au début de février dernier, plus de 300 personnes avaient agi de la même façon en occupant la même terrasse de l’édifice en y observant une grève de la faim.

Le DG par intérim, M. Khaldi Tahar, s’était engagé alors devant les représentants des travailleurs, en présence des autorités locales, à «prendre en charge ce problème». Il avait expliqué aux grévistes que l’unique solution résidait dans le dossier d’assainissement de la situation financière du groupe industriel ENAD qu’il avait soumis aux pouvoirs publics. «Notre objectif est de sauver les emplois déjà existants», avait-il alors déclaré.

Amar Fedjkhi
Publié dans : région | le 30 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

ENAD : des grévistes de la faim hospitalisés

Pas moins d’une vingtaine d’ex-travailleurs, en grève de la faim, de Sidet, l’une des plus importantes filiales de production de détergents de l’entreprise nationale ENAD-Sour El Ghozlane, ont été évacués en urgence, ces deux derniers jours, vers l’hôpital de la ville.

Face à l’indifférence des pouvoirs publics, l’état de santé des grévistes se détériore de plus en plus du fait qu’ils ont passé, jusque-là, une dizaine de jours sur la terrasse du siège de la direction générale. Depuis dimanche dernier, une cinquantaine de personnes ont entamé une grève de la faim pour réclamer leur réintégration. Pour rappel, la direction générale, qui coiffe l’ensemble des unités de production à l’échelle nationale, avait licencié, il y a de cela une année, plus de 500 employés recrutés à titre de contractuels. Joint par téléphone, un des représentants des grévistes a déclaré : «Nous poursuivrons cette action quitte à mourir, nous sommes prêts à tout, car nous réclamons notre droit au travail et c’est légitime.»

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 30 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

ENAD Sour El Ghozlane

Les grévistes durcissent leur mouvement

Les ex-travailleurs contractuels de Sidet, l’une des filiales de production de détergents et de produits d’entretien de l’entreprise nationale Enad, de Sour El Ghozlane, bouclent leur première semaine de grève de la faim entamée depuis dimanche dernier.

L’état de santé des grévistes s’est détérioré depuis, plusieurs d’entre-deux ont même été évacués à l’hôpital de la ville. Ces travailleurs, recrutés comme contractuels, exigent des responsables de l’Enad leur réintégration dans leur poste de travail. Notons que la direction générale, qui coiffe l’ensemble des unités de production à l’échelle nationale, avait remercié, il y a de cela une année, quelque 522 contractuels. Hier, un représentant des grévistes, joint par téléphone, a affirmé qu’une réunion, présidée par l’actuel DG par intérim, en présence d’une délégation des protestataires, a eu lieu pour débattre de ce point.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 30 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

Sour el Ghozlane

L’ENAD dans le collimateur d’une commission d’enquête

Une commission d’enquête, dépêchée d’Alger, s’est rendue hier à Sour el Ghozlane pour s’enquérir de la situation des protestataires, grévistes de la faim depuis une dizaine de jours.

En outre, l’enquête porte également sur les modalités de recrutement de ces ex-employés. Selon des informations, la commission aurait découvert des anomalies concernant l’affaire des travailleurs recrutés en tant que contractuels, dont certains n’ont pas été déclarés à la Sécurité sociale alors que d’autres auraient été recrutés sans dossier. L’actuel directeur général par intérim, contacté par nos soins au sujet de ces révélations, les a niées en bloc tout en confirmant que la commission a pour mission de s’enquérir uniquement de la situation des grévistes. Un représentant des grévistes a confirmé que deux de ses camarades ont tenté de se suicider, dans la soirée de lundi dernier.

Selon notre interlocuteur, contacté par téléphone, un gréviste s’est aspergé d’essence et a tenté de s’immoler, mais ses camarades l’ont sauvé de justesse. Un autre a menacé de se jeter du haut de la terrasse de la direction générale, mais les éléments de la Protection civile, présents sur les lieux, sont intervenus pour l’en dissuader. Le groupe ENAD traverse une crise financière sans précédent et se débat dans des problèmes cruciaux. La quasi-totalité des employés n’ont pas perçu leur salaire depuis plusieurs mois. Devant l’indifférence totale des pouvoirs publics, les protestataires n’écartent pas la possibilité d’un suicide collectif. Le directeur général de l’ENAD avait soumis, selon des déclarations faites il y a quelques mois, un dossier d’assainissement aux pouvoirs publics pour au moins «sauver les postes existants».

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 30 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

Bouira

Cinq universitaires blessés à l’arme blanche

Cinq étudiants du département de droit et sciences juridiques ont été blessés hier à l’arme blanche à l’intérieur même du campus du centre universitaire Akli Mohand Oulhadj de Bouira.

Des échauffourées ont éclaté au moment où des étudiants préparaient une assemblée générale pour élire un comité autonome à l’appel de la Coordination nationale des étudiants autonomes (CNEA). Des étudiants affiliés à l’Union générale des étudiants libres (UGEL), une organisation réputée pro-islamiste, ont attaqué violemment les initiateurs de cette assemblée, indiquent des étudiants rencontrés sur place. Bilan : 5 blessés évacués en urgence par les éléments de la Protection civile vers l’hôpital Mohamed Boudiaf. Des étudiants, interrogés après ce malheureux événement, témoignent que ce sont des étudiants de l’UGEL qui ont été à l’origine de cette attaque.

Ils dénoncent le fait que des jeunes extra universitaires aient pénétré dans l’enceinte du campus pour leur prêter main forte. «Nous étions face à des individus étrangers qui étaient  munis d’armes blanches et autres barres de fer», témoignent-ils. Cet événement rappelle celui enregistré il y a de cela deux années dans le même campus. Un groupe d’étudiants de l’UGEL avait décrété l’interdiction de la mixité dans le restaurant central de l’université. Des étudiants sont intervenus et une bataille rangée avait éclaté à l’intérieur et à l’extérieur du centre universitaire.

A. Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 14 mars, 2011 |Pas de Commentaires »

Actualité

Cinq terroristes abattus en deux jours à Bouira

Les forces de sécurité ont réussi, en l’espace de deux jours, à mettre hors d’état de nuire cinq dangereux terroristes, lors de deux opérations à l’est de la wilaya de Bouira.

Souvent épaulées par les gardes communaux et les patriotes dont l’expérience est avérée dans la lutte antiterroriste, les forces de l’armée ont mené minutieusement plusieurs opérations afin de traquer les hordes terroristes écumant les massifs forestiers de ladite région. En effet, les éléments de l’ANP ont réussi à éliminer, au début de soirée de mercredi dernier, trois terroristes. Ces derniers ont été identifiés le lendemain. Il s’agit de O. M., alias Nouh, âgé de 35 ans, H. O., 23ans, originaires de Bouira, et Abdou Abbas El Assimi, âgé de 19 ans, natif d’Alger.

Les trois terroristes ont été abattus, selon une source sécuritaire, alors qu’ils s’apprêtaient à sortir d’un poulailler à la sortie du village Semmache dans la commune d’El Adjiba. La traque se poursuit toujours. Deux autres terroristes ont été abattus, dans la nuit du vendredi à samedi, au cours d‘une embuscade qui leur a été tendue par les forces spéciales de l’armée à la sortie de la ville de Haïzer, au nord de Bouira. La même source qui confirme que ce coup de filet de l’ANP a été rendu possible par des  informations soutirées à des terroristes qui se sont rendus auparavant aux services de sécurité de la région. Ces deux opérations ont permis la récupération par les militaires de cinq armes à feu de type kalachnikov.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 6 février, 2011 |Pas de Commentaires »

Wilaya de Bouira : Le travail au noir prend de l’ampleur

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   	De nombreux ouvriers travaillent sans couverture sociale.


De nombreux ouvriers travaillent sans couverture sociale.

De nombreux ouvriers travaillent sans couverture sociale.

La législation du travail n’arrive pas à s’imposer au sein de beaucoup d’entreprises, notamment celles du bâtiment.

Le phénomène, assez récent, de l’exploitation des enfants et autres ouvriers journaliers, tend à gagner de plus en plus de terrain dans la wilaya de Bouira, au détriment des travailleurs qualifiés qui, eux, doivent passer d’abord par le bureau chargé des recrutements, autrement dit l’agence nationale de l’emploi (ANEM). Cette main-d’œuvre bon marché constitue pour les chefs d’entreprises un véritable filon en or. En effet, l’absence de contrôle par des agents de services concernés, notamment de l’inspection du travail censée combattre ce fléau d’un autre genre, constitue une aubaine aux entrepreneurs qui ne demandent pas plus que de saisir ce «don du ciel». Ainsi, des centaines d’ouvriers se retrouvent dans la contrainte de travailler au noir, malgré eux, et dans des conditions des plus déplorables auprès de gérants de diverses entreprises privées.

Les exemples sont légion. Il suffit de passer devant le centre universitaire Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira pour remarquer, chaque jour que Dieu fait, ces dizaines de personnes, souvent des pères de famille, venus de diverses localités de la wilaya, en quête d’embauche, à titre temporaire, et ils acceptent d’accomplir des tâches parfois intenables pour un salaire de misère, et ce, qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il fasse 40° à l’ombre. Se regroupant au même endroit en attendant l’arrivée d’un hypothétique entrepreneur qui leur proposerait du travail, ces ouvriers savent qu’ils sont surexploités, mais ne rechignent pas devant la moindre journée de travail. Farid, père de deux enfants, narre : «Je suis ici en quête d’un quelconque boulot pour subvenir en urgence aux besoins de ma famille. Je n’ai pas d’autres choix ; les entrepreneurs nous proposent généralement des tâches très ingrates, tel que le déchargement des bennes de sacs de ciment ou de la brique pour seulement 3 000 DA que nous partagions à deux ou à trois ouvriers».

Il est 9h du matin ; un véhicule s’arrête devant ces ouvriers, en groupes, appelés communément les bulldozers. Farid et les autres se précipitent vers l’automobiliste, un entrepreneur. Après une dizaine de minutes, ce dernier «engage» trois bonhommes qui montent dans le véhicule. Notre interlocuteur, qui n’a pas fait partie, cette fois-ci du trio engagé, nous dira que ces «recrutés» vont être envoyés à Sour El-Ghozlane où ils creuseront des fosses pour des fondations d’une bâtisse, moyennant un montant de 1200 DA. «Nous travaillons comme des esclaves. Les entrepreneurs nous paient à 400 DA la journée, et sans assurance !» poursuit Farid.

Cette méthode arrange grandement les affaires des entrepreneurs qui, sans scrupules, évitent les charges de l’assurance. Pire encore, souvent des ouvriers, qui travaillent au jour le jour, se voient carrément refuser d’être payés par certains patrons. Hocine, un autre ouvrier de 50 ans, avoue : «Une fois, j’ai travaillé durant trois mois pour un entrepreneur proche de l’administration et connu dans la wilaya. Figurez-vous que celui-ci a refusé de me payer, au prétexte que lui aussi n’avait pas encore perçu les frais de sa facture». Se sentant en position de force, l’entrepreneur lui aurait dit d’aller porter l’affaire en justice. «Comble de lâcheté, il savait que je n’ai pas les moyens de l’ester en justice, chef de famille que je suis et n’ai pas même de quoi acheter du lait pour mes enfants», ajoutait Hocine, dépité, ne croyant pas qu’il existait de telles personnes sans un brin d’humanisme.

Une situation similaire prévaut également dans le secteur de l’agriculture où de nombreux ouvriers venant des wilayas limitrophes (Médéa, Aïn Defla et M’sila notamment), se rendent à Aïn Bessem et à Sour El Ghozlane pour solliciter du travail journalier dans les champs de pomme de terre auprès de paysans producteurs. Là, on aperçoit aussi des dizaines d’enfants s’échinant à travers champs à biner ou à extraire des caisses de pommes de terre ou d’autres fruits.

Amar Fedjkhi
Publié dans : actualité | le 5 février, 2011 |Pas de Commentaires »
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